Si toi aussi, tu es blindé.e de préjugés #2

Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends une leçon : il n’y a pas si longtemps, j’entendais cette tirade de N. Mandela.
En effet, en l’espace de quelques mois, j’ai eu l’occasion de vivre concrètement ce principe. Voici comment j’ai aussi bien gagné qu’appris une leçon.

Les clichés vs les clichés

Ma magnifique leçon sur mes préjugés

En janvier 2014, l’indépendante en com’ que je suis s’est décidée à adhérer à une asso d’entrepreneurs, afin de rompre l’isolement. Et pas seulement : dur, dur d’être une entrepreneure solo et davantage lorsqu’on habite dans une banlieue type zone à z (zup, zus, zep, zsp, …) pour envisager d’être considérée à sa juste valeur, que ce soit par les compétences et surtout par le statut d’être humain à qui on peut confier quoi que ce soit.

De plus, les emmerdes de mon fils n’ont pas arrangé les choses, question confiance en soi. Et il y a eu  son ancienne école et les services sociaux qui ont joué la carte ubuesque et kafkaïenne  en tentant de vendre à la Justice que mon boulot (et même les études et formations faits auparavant) étaient néfastes pour le bien-être du bonhomme. Bref, ces facteurs m’ont amenée à freiner ma volonté de sortir une cotisation pour adhérer à quelconque asso et autre club d’entreprises locaux où je n’y aurait pas été de manière assidue, physiquement et mentalement.

Pourtant, j’ai sorti mon chéquier en 2014, en 2015, en 2016 puis en 2017 pour rompre avec ce fichu isolement et pour tenter de constituer un réseau avec les êtres humains qui sont derrière tout entrepreneur.

Quelques arguments du type «  On t’a regardée de haut, avec condescendance et on n’en a rien à cirer des compétences que tu apportes ? Bah, pas de souci, avec nous, ton activité et toi seront considérés à leur juste valeur ! » et le fait que je connaissais déjà un membre de cette asso ont fini de me convaincre de lâcher l’oseille. J’avoue aussi que le bouquet final de l’argumentaire a été le fait qu’on m’a expliqué qu’on connaissait bien la problématique des entrepreneur.e.s domicilié.e.s en banlieue sensible. Soit l’argument de choc qui convainc n’importe qui aura eu droit régulièrement aux clichés et autres préjugés.

Mais revenons à ce fameux membre que je connaissais déjà : il est un photographe doué et fait également de superbes captations audiovisuelles. Eh bien, de sa part de co-adhérent issu des minorités visibles, j’ai eu droit aux meilleurs clichés … via des nombreuses réflexions et punchlines sarcastiques : un mélange détonnant de misogynie et de (appelons un chat un chat) racisme. Effectivement si une personne à la peau caucasienne avait tenu les mêmes propos que ce preneur professionnel de clichés, le ou la malheureux.se se serait vu attribuer une jolie médaille d’or du bon raciste.

Bref, malheureusement ce « cher » co-adhérent n’était pas isolé dans son positionnement : voilà comment, à ce jour, j’ai compris que je me suis payée une belle leçon à plus de 300 balles et beauuuuuuuuuucoup de temps dépensés.

Ma belle victoire sur mes idées préconçues

En octobre 2016, je me suis rendue aux événements fêtant le 4ème anniversaire de l’Aquinum.

L’Aquinum, c’est l’association des professionnels du numérique en Aquitaine à laquelle je suis adhérente depuis 2 ans désormais. Cette organisation ne m’était pas inconnue, au moment de mon adhésion. En tant qu’indépendante en communication, je me rendais régulièrement aux ateliers organisés au Node, un espace de co-working sacrément vivant, en plein cœur du quartier St-Pierre de Bordeaux. Dans ces lieux d’émulations numériques arborant ses pierres apparentes, j’avais l’impression de ne pas y être à ma place alors que j’y rencontrais de nombreuses personnes ouvertes, avec le smile et la bonne humeur. Pourquoi ? Autant on parlait le même vocabulaire pro comme perso, autant il m’était impossible de zapper les positionnements et les propos qui vont avec d’autres entrepreneurs rencontrés auparavant, au sein de la fameuse structure citée dans la 1ère partie de ce billet et dont je préfère, pour l’instant, taire le nom. Et je ne vais y aller par 4 chemins, j’ai eu droit à l’état d’esprit suivant :

« Restons entre nous, entre entrepreneurs issus des minorités, nous sommes aptes à nous comprendre mutuellement »

En fait, cette mentalité (à 2 centimes de francs CFA) s’était distillée insidieusement dans ma tête (et c’est sans parler d’une tentative de communautarisme). Il faut dire qu’en d’autres occasions, j’ai entendu des réflexions du type «  Ha bon ! Tu sais coder en HTML, CSS & cie » et j’ai connu des regards perplexes et étonnés quand j’ai expliqué que je mets en avant l’aspect stratégique avant d’exécuter une conception graphique d’outils de com’. Traduction : mon job consiste à utiliser mon cerveau pour réfléchir au lieu d’exécuter seulement un ordre.

Et que dire de ce charmant monsieur qui, lors d’une rencontre inter-entrepreneur.e, a fait un pas en arrière lorsque j’ai voulu lui serrer la main, afin de faire connaissance : genre, j’ai la gale, quoi !

Et pourtant, malgré tout ça, j’ai fait connaissance plus tard, au sein du Node (et ses pierres apparentes) de personnes qui n’ont pas un cœur de pierre. J’y ai rencontré, entre autres, Glwadys : une sacrée photographe (et co-aquinumienne), blindée de talents et d’humanité qui a su faire tomber ma trouille d’être prise en photo, de peur d’être réduite aux clichés. Des clichés ont été pris de sa part, sous un œil bienveillant, sans que je ne me retrouve à être réduite à des clichés préjugés !


Moralité :
A un.e photographe dépourvu.e de clichés, tu confieras la possibilité de faire des magnifiques clichés de toi

… et le résultats sera positif ^^

Un cliché positif by Glwadys, photographe dépourvu de clichés et de préjugés

Un cliché positif by Glwadys, photographe dépourvue de clichés et de préjugés 😉

Si toi aussi, tu es blindé.e de préjugés …

Comme vous l’aurez compris, j’ai écrit un dico, celui d’une présumée cas soc’ : soit une compilation en haute définition des « joyeusetés » apportées par les préjugés.

Penchons-nous alors sur le préjugé : il naît de l’ignorance totale ou partielle. Et quand on ne connaît pas ou peu, on a peur.

Justement la peur : pour affronter la vie, nous sommes de plus en plus à nous y réfugier.
Autant la peur fait partie de l’instinct de survie : sinon, on aurait été tous mangés par des animaux sauvages ou on aurait mangé des accidents bien graves. Toutefois, pourquoi en faire un refuge ?
Alors voici 4 raisons pour lesquelles je me pose des questions.

1 . Car les idées reçues peuvent nous rendre ridicule en public

Mercredi  15 mars 2017 : Entre ce moment où j’ai récupéré mon fils du sport et celui où on avait un rendez-vous médical, j’ai décidé de faire une course express dans un hyper du coin. Après y avoir croisé 2 jeunes bénévoles tractant pour une asso de clowns œuvrant dans les hôpitaux, on y a croisé un client du magasin, à la caisse :

– Ce monsieur : « Beh ! Je travaille pas à Auchan, moi »

– L’hôtesse de caisse : « Je vous demande juste de mettre la barre pour savoir où s’arrêtent vos achats, c’est tout »

– Le monsieur : « Vous avez qu’à demander à l’assistée de le faire, qu’est-ce que vous m’embêtez là »

– L’hôtesse de caisse : « … »

– Le même monsieur en ma direction : « Oui, vous là, l’assistée ! Z’avez qu’à mettre la barre là »

– Moi : « Euh ! C’est à moi que vous parlez comme ça !!! D’une chose l’une, d’où vous m’agressez et … »

– Le monsieur : « Ouais ! Toi là ! Tu verras dans 2 mois ! Dehors ! … »

– L’hôtesse de caisse : « Mais monsieur … »

– Le monsieur : « Elle fera moins la maligne dans 2 mois, la négresse, espèce d’assistée … »

– Mon fils : « C’est quoi son problème ?  »

Le gars, il a un souci, je crois, non ? Cela dit, il aurait pu être dans une position plus ridicule que celui qui suit.

2 . Car les a priori peuvent nous faire perdre notre latin et notre orthographe

Effectivement, des personnes enfermées dans le si douillet refuge qu’est la peur sont susceptibles d’être larguées : socialement, moralement, … et linguistiquement !

Euh ! Quel rapport avec la langue de Molière, vous me direz ? Sans plus attendre, démonstration avec Jean Louis, fâché avec le fait qu’Abdelghani  Merah, l’ainé de la fratie de M. Merah, ait effectué une marche contre l’intégrisme religieux.

Capture d'écran d'une conversation sur Facebook concernant la marche Abdelghani Merah

Capture d’écran d’une conversation sur Facebook autour cette marche

CQFD ou ce fut l’histoire d’un mec qui, fâché avec lui-même (donc avec quasi tout le monde) s’en retrouva fauché intellectuellement et orthographiquement !

De plus, Jean Louis en a perdu sa lucidité car quand on sait qu’Abdelghani  Merah a eu les tripes de rompre avec sa famille à la dérive, de filmer en caméra cachée sa sœur, Souad, tombée elle aussi dans l’intégrisme afin de la dénoncer, … Ouais, il faudrait trouver une bonne explication pour justifier les propos de Jean Louis, fâché et fauché par ses a-priori.

3 . Car nos préjugés issus de nos peurs (et vice-versa) sont une vraie prison

Comme dit précédemment via quelques articles postés où j’ai partagé les péripéties scolaires de mon fils, j’ai développé une crainte, pour ne pas dire pétoche, envers l’institution éducative … à tort et à raison.

A raison car personne ne pourra justifier la normalité du harcèlement scolaire, de la passivité de quelques agents de l’Éducation nationale en collusion avec des parents démissionnaires et/ou avec des serviteurs de la mission publique et sociale.

A tort car il existe ces irréductibles agents qui résistent encore et toujours à la sirène du dogmatisme … et des préjugés ; Leur potion magique ? La passion du métier et leur conscience professionnelle.

En effet, lors de la réunion pour la mise en place du plan d’accueil personnalisé (PAI) afin de prendre en compte les soucis d’attention de mon fils, l’équipe pédagogique a fait un bel hommage à l’étymologie du mot « pédagogie » qui mentionne le mot grec « enfant » : D’ailleurs, le bonhomme étant le premier concerné par le PAI, il y a été présent et a eu droit à la parole et à l’écoute.

Loin des bégaiements stériles et lucratifs de leurs homologues rencontrés auparavant tels que ceux « œuvrant » en AEMO, ils ont fait le job et pas seulement. En reprenant les termes de la conseillère principale d’éducation (CPE), mon fils est un élève au collège L.L.

NB : je vous citerais bien le nom de ce collège seulement, je préfère protéger mon fils qui a obtenu une dérogation pour le protéger et l’éloigner de gamins à la dérive.

Bref, l’entrée de mon fils dans ce collège nous a fait passer de ça

à ça

Bref, à l’équipe de ce collège : MERCI

4 . Car les idées préconçues aboutissent à des quiproquos humiliants

Dans la raison n°1 de ce billet, j’étais, selon le monsieur énervé de la vie, une négresse assistée qui allait dégager à mon territoire d’origine :

  • Le ventre de ma mère ? Sauf que mes 1,70 m bien entamés vont avoir du mal à s’y réinstaller et pas sûre que ma mère soit d’accord.
  • Ou alors Pessac (33 – Gironde), ma ville natale ? Pourquoi pas ? Ça fait désormais 13 mois que mon bailleur actuel m’a expliqué que ma demande de mutation allait être traitée en urgence : Soit une démarche qui prendrait 3 à 4 mois environ.

En effet, suite à une violente agression à domicile, fruit de l’exportation des violences scolaires hors des murs de l’école, j’ai décidé de divorcer avec la vie d’habitante d’une commune qui m’écœure ;

Oui Floirac, cette commune qui a accueilli, dimanche 19 mars, le tournage d’un clip du rappeur Fianso ou Sofiane ; Seulement l’événement est parti en cacahuète, bisbilles entre spectateurs, jets de cailloux et autres projectiles, le tout suivi d’une intervention policière.

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 1/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 1/3

Jusqu’ici, tout va bien …

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 2/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 2/3

Jusqu’ici, tout va (presque) bien …

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 3/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 3/3

Le plus dur n’est pas la chute, mais l’atterrissage

Ou comment en 4 jours, je suis passée de « négresse assistée » à « connasse susceptible de voter FN » car n’étant pas d’accord avec des filles jouant les victimes exagérées de la société et de la police. Dont acte !

Entre nous, les yeux dans les yeux, cas soc’ ou pas, présumé cas soc’ ou pas, on est tous atteints de « préjugé-ite » plus ou moins grave. Pour en réduire efficacement les symptômes, mieux vaut apprendre à ouvrir les yeux … de la raison, n’est-ce pas ?

Portrait chinois de l’année 2016 d’une idiote

L’année 2016 se termine. Elle a eu ses bas, ses hauts, ses surprises, ses rencontres, ses joies et ses peines : peu importe, 2016 est ce qu’elle a été et surtout ce qu’on en a fait.
Avant de la laisser tirer sa révérence, voici la rétrospective perso. de ce que j’en ai retenu.

Si elle était un animal, elle serait un colibri
parmi d’autres qui ont compris qu’ensemble, on va plus loin

NB : Supercoop Bordeaux dont je suis adhérente a organisé un financement participatif pour la suite de cette belle aventure humaine. A la clé, 27430 mercis auprès de 708 colibris.

Si elle était une plante, elle serait un roseau plié mais non rompu
Quelle que soit la force du vent

Si elle était un élément, elle serait le contre-feu des préjugés qui ont failli brûler mes ailes de la survie

Si elle était une saison, elle serait l’été tout simplement parce que j’ai passé de bons moments avec mon fils

autographe-ubb-quai-des-sports Bordeaux

Si elle était une planète, elle serait la Terre sur laquelle j’y ai mes pieds tout en ayant la tête dans les étoiles

Si elle était une pierre précieuse, elle serait la première pierre posée sur la fondation de la résilience

J’accepte avec gratitude tout ce qui m’arrive et je le considère comme une occasion de grandir et d’apprendre

Si elle était une pièce de la maison, elle serait la porte d’entrée … et de sortie

Si elle était un objet, elle serait ce tam-tam burkinabé pour enfant que j’ai acheté pour la naissance de mon fils

photo perso tam tam burkinabé

Pourquoi ce choix ? Il est devenu une allégorie de son avenir : On n’obtient jamais le silence quand on lui tape dessus.

Si elle était une couleur, elle serait celle des sentiments
Pour avoir récemment revu – La couleur des sentiments – l’adaptation cinématographique du roman – The Help – de Kathryn Stockett m’a rappelé que j’en ai toujours autant ras-le-bol d’entendre ces réelles idioties suivantes :

Illustration racisme

Si elle était un véhicule, elle serait l’empathie

top 5 des définitions de Google Trends

Capture Écran du top 5 des définitions de Google Trends

Si elle était une légende, elle serait urbaine

Si elle était un film, elle serait Jurassic Park
Car on y apprend que la vie trouve toujours son chemin, quoi qu’il arrive

Professeur malcolm dans Jurassic Park

Jeff Goldblum dans Jurassic Park – Steven Spielberg – 1993 (Universal Pictures Amblin Entertainment)

Si elle était un dessin animé, elle serait Les Simpson
où, au final, Lisa rectifie le tir après le mandat du Président Trump (<- Arff ! J’ai encore du mal à réaliser que je viens d’écrire – Président Trump ^^)

Si elle était une chanson, elle serait Ordinary Love de U2

Si elle était un plat, elle serait celui qui se partage

Si elle était un fruit, elle serait ces pommes non aromatisées aux pesticides, ni aux artifices les rendant toutes lisses et toutes « propres »

pommes locales et bio

Si elle était un vêtement, elle serait ma peau
Elle ne définit pas mon identité mais qu’est-ce qu’elle exprime ce que je n’ai encore exprimé

Capture écran Google Search

Capture écran Google Search

Si elle était une ville, elle serait Bordeaux
car, ici, on m’y a offert la possibilité réduire mes recherches dans Google concernant l’eczéma

TEDx-Bordeaux_Alice_DIOTIE

En remerciant Guillaume Lefèvre – http://www.punchmemory.com – et toute l’équipe de TEDx Bordeaux

Merci à la team TEDx Bordeaux

Si elle était un produit de maquillage, elle serait le sourire
Souvent il vaut mieux rire de beaucoup de choses que d’en pleurer

Si elle était un bruit, elle serait le silence de la forêt qui pousse malgré le bruit de l’arbre qui tombe

Si elle était une devise, elle serait « unis dans la diversité »
Car c’est aussi le titre d’un de mes prochains articles 😉

Si elle était un adverbe de temps, elle serait demain

Demain et après Un nouveau monde en marche - Cyril Dion - Éd. Domaine du Possible

Demain et après … Un nouveau monde en marche – Cyril Dion – Éd. Domaine du Possible


Et vous, quelle.s leçon.s avez-vous gagné en 2016 ?

Division : petite vadrouille dans les grandes embrouilles

Martin Luther-King disait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Mais qu’on sait qu’il est paradoxalement plus aisé de faire compliqué qu’on peut faire simple …
Et si l’on rajoute les « facilitateurs » de clivage et de division prêts à tout pour mieux régner, on peut dire qu’on est bien embrouillés dans la mélasse … ou pas. Vous allez comprendre pourquoi :

Hommes VS Femmes

Hommes : « Vous êtes des hystériques avec vos revendications de parité, d’égalité … »
Femmes : « Vous n’êtes que des machistes avec vos entêtements à garder le pouvoir, tout décider … »

homme-vs-femme

C’est cynique à dire mais les effets désastreux de ces antagonismes ne font pas de discriminations, ni d’inégalité envers les hommes et les femmes : Bref, tous perdants, au final.

Entrepreneurs VS Salariés

Salarié : « Salauds de patrons qui nous exploitez et qui vous en mettez plein les poches ! »
Entrepreneur : « Nous, on prend des risques, nous … pour créer de l’emploi ! Vous, trouillards, qui bénéficiez de toute la sécurité qu’on n’a pas ! »

C’est bête ; C’est même couillon car on a tous cette aspiration à gagner sa vie tout en souhaitant être utile ! … Peu importe le statut

Producteurs VS Consommateurs

Producteur : « Vous, consommateurs, vous foutez complètement qu’on se tue pour vous nourrir ! »
Consommateur : « Les producteurs nous nourrissent souvent avec de la m**** qui nous tue  ! »

illustration-producteurs-vs-consommateurs

On aime les bons produits et ça, ça n’a pas de prix. D’autant que perso j’ai adhéré à une initiative locale en ce sens … et je suis loin d’être la seule.

Boulot : Ceux qui en ont un VS Ceux qui en cherchent un

Celui en poste : « On paie pour les alloc’ de ces feignasses de chômeurs. »
Celui qui cherche : « Ceux qui ont un job sont des pleurnichards alors qu’on galère à trouver du taf. »

Illustration extraite du livre - Dico illustré d'une Présumée Cas Soc' -

Illustration extraite du livre – Dico illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés –

pendant que

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Illustration extraite du livre – Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés

Qu’on soit en poste ou en recherche d’emploi, on veut, tous, bosser dans de bonnes conditions.

Enseignants VS Parents

Enseignant : « Vous êtes démissionnaires, les parents. Vous n’éduquez pas bien vos enfants. »
Parent : « Vous êtes démissionnaires, les profs. Vous n’éduquez pas bien vos élèves. »

« Euh ! Et moi dans tout ça ! » se dit l’élève / enfant pendant que les adultes se déchirent tout en voulant conduire les bambins vers leur vie de citoyen / adulte

Urbains VS Ruraux

Urbains : « Toi, le rat des champs, qu’est-ce que tu te pleins ? Toi et tes vaches, ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré ? »
Ruraux : « Toi, le rat des villes, tu nous regardes de haut et on en a que pour toi, surtout toi le banlieusard. Tu captes toute l’attention des médias, des politiques, des subventions, …  Alors que, nous, quedalle ! »

Rat des villes Rat des champs

Dessin d’Arthur Rackham – 1912

Qu’on mène une vie trépidante urbaine ou une sereine « solitude » rurale, on aime la vie.
Qu’on mène une trépidante solitude urbaine ou une sereine trépidation rurale, on aime la vie.


Alors au lieu de se foutre sur la gueule, dites-vous ceci :

Notre galère et est la vôtre

Votre galère et est la nôtre

Crédit images ou icônes : Flaticon, Wikimédia

Tu sais que tu habites à Floirac quand …

Harcèlement et violences scolaires :

Harcelement-scolaire

Quand ton fils subit et est témoin de violences, sous le silence étrange de l’équipe éducative.
En juin 2014, un des camarades a tenté de se suicider, dans l’enceinte de l’école A. Camus. Il a saisi un couteau qu’il venait de prendre dans le réfectoire afin de se l’enfoncer dans le cœur. Pourquoi ? Il n’en pouvait plus des coups et des insultes quasi-quotidiens. Il était surtout désabusé par l’apathie, voire la complaisance des adultes encadrants de son établissement scolaire.

Violences urbaines :

Quand tu marches le 1er janvier dans de la mousse dispersée sur le parking de ta résidence. Cette mousse ? Il s’agit de l’eau savonneuse qu’ont utilisée les pompiers pour éteindre un véhicule incendié, sous l’œil « bienveillant » d’une caméra de vidéosurveillance fraîchement installée par la mairie. On peut dire que le passage à 2016 a été bien fêté : pneus d’autres véhicules crevés, tous les abribus du terminus du tram A complètement éclatés, etc. 11 jours plutard, tu prends ta voiture pour partir au boulot, un peu fatiguée malgré tes 2 mugs de café. C’est finalement le joint longeant la vitre côté passager qui te réveille définitivement pour la journée. On a tenté de le lever pour entrer (par effraction) dans ton véhicule pour le visiter ou pour le voler. Alors si toi aussi, tu as du mal à émerger de ton sommeil à 7 heures avant de prendre le volant, ce type de réveil est tout indiqué.

Préjugés :

Quand tu collectionnes les quolibets douteux du type « Ah bon, vous lisez ?! » ou des charmantes remarques comme « Attention à la cagnotte pour acheter la nouvelle cafetière ! Hein Alice, vu que tu vis sur Floirac Dravemont » de la part de collègues qui « plaisantent » sur le fait que tu es devenue une voleuse potentielle, par ton lieu de résidence.
Sinon c’est quand ton fils rentre de l’école et te dit que l’institutrice a fustigé toute la classe en disant que :
« Vous êtes tous des enfants à l’abandon dehors, vous passez votre temps à jouer aux jeux vidéo, à garder vos nombreux frères et sœurs et vous ne faites jamais vos devoirs ».
Euh ! Chère Mme Triballeau, vous avez trop abusé de la télé.

Environnement exceptionnel :

Quand tu enchaînes les avantages d’un cadre de vie agréable et chaleureux.

Ambiance-chaleureuse-de-Floirac-33270

Santé :

Quand la Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI) de Floirac a les moyens de faire dépenser pas moins de 120 000 euros, via l’assurance maladie, pour un autisme imaginaire de ton fils. Et que cette structure porte bien son nom : elle a su se montrer solidaire avec l’établissement socio-médical qui a bénéficié du pactole. « Si cet établissement a produit des fausses déclarations sur certificats médicaux, c’est de votre faute». C’est par ces propos que ta MDSI tentera de protéger ces collègues faussaires tout en t’envoyer au tribunal, via un signalement, afin de t’occuper et te faire déguster pour avoir eu l’indélicatesse de briser la loi du silence.

Conseil-Departemental-Gironde-MDSI-Floirac

Dessin extrait du Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’

Verre à moitié plein :

Quand tu galères pour trouver des points positifs à vivre dans cette commune à Z (ZSP, ZUS, ZUP, …), à part vivre avec ce principe « Ce qui ne tue pas rend plus fort » et d’en sortir un livre.

En résumé,

FLOIRAC-MA-VILLE ... ou pas

Un Gaou à Toronto: les clichés

Stéréotypes et Clichés : mieux vaut en rire.
Merci au Blog des Gaous pour ce beau florilège.

Le blog des Gaous

securedownloadAprès avoir plombé l’ambiance avec mes  derniers billets, j’ai pensé qu’il était temps de rigoler un peu pour changer.  Les quelques personnes que j’ai rencontrées en arrivant commencent à être un peu plus bavardes avec moi. J’ai donc parlé avec elles de la France, du Sénégal et du Togo. La discussion m’a tellement fait rire que j’ai eu envie de la partager avec vous. Les Canadiens sont habitués à voir débarquer des gens de toutes origines sur leur territoire. J’ai donc naïvement pensé que mes nouveaux ‘amis’,  auraient une bonne connaissance du monde qui les entoure. C’est avec beaucoup d’amusement que je les ai entendus me raconter des conneries faire part de leur vision de mon monde.  Quand on parle d’un pays dont j’ignore les us et coutumes, je ferme mon clapet pour ne pas passer pour une cruche. Il faut croire que tout le monde n’a pas ce genre d’inquiétude. Voici sans plus attendre le top…

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Etat d’urgence et COP21 : des perquisitions et assignations à résidence suscitent la polémique.

[Avertissement : article parodique]

Les mesures prises lors de l’état d’urgence provoquent la multiplication de récits de perquisitions ayant mal tournées et des saisines de recours. Elles posent la question de savoir si la sécurisation de territoire n’entraîne pas une remise en cause du respect des libertés fondamentales.


 

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En marge de cet état d’exception permettant des perquisitions administratives sans passer par l’autorité et le contrôle d’un juge, les récits de faits portant à contestations se multiplient.

Dernier en date : la quadrature du miel nous rapporte le cas de cette ruche installée dans la métropole bordelaise. Après une perquisition musclée, la reine a été assignée à résidence. Suspectée d’être une activiste écologiste, elle se retrouve confinée dans sa ruche et a interdiction de se rendre sur la région Île-De-France, jusqu’au 11 décembre prochain.

« Je suis d’accord avec ce qui est mis en place avec l’état d’urgence. Nous avons besoin de davantage de sécurité. Je me sens également concernée par l’environnement. Nous, les abeilles, nous contribuons beaucoup au bon fonctionnement de la nature » nous affirme avec force cette reine qui a le soutien inconditionnel de tous ses congénères. « En aucun cas, je ne suis une activiste voulant perturber la COP21 » proteste-t-elle face à cette mesure qu’elle considère comme une injustice.

Déplorant le bad-buzz et le risque de stigmatisation, les frelons asiatiques, en solidarité avec leur cousine, ont créé une page de soutien sur Facebook tandis que le hashtag #jesuisabeille circule dans la twittosphère. D’autres initiatives similaires sont prévues sur les réseaux sociaux et la toile, l’interdiction de rassemblement sur l’espace public étant en vigueur.

Pour l’heure, la reine a déposé un recours auprès du tribunal pour faire lever son assignation.

Crédit photo : lifeofpix.com par Leeroy