Division : petite vadrouille dans les grandes embrouilles

Martin Luther-King disait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Mais qu’on sait qu’il est paradoxalement plus aisé de faire compliqué qu’on peut faire simple …
Et si l’on rajoute les « facilitateurs » de clivage et de division prêts à tout pour mieux régner, on peut dire qu’on est bien embrouillés dans la mélasse … ou pas. Vous allez comprendre pourquoi :

Hommes VS Femmes

Hommes : « Vous êtes des hystériques avec vos revendications de parité, d’égalité … »
Femmes : « Vous n’êtes que des machistes avec vos entêtements à garder le pouvoir, tout décider … »

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C’est cynique à dire mais les effets désastreux de ces antagonismes ne font pas de discriminations, ni d’inégalité envers les hommes et les femmes : Bref, tous perdants, au final.

Entrepreneurs VS Salariés

Salarié : « Salauds de patrons qui nous exploitez et qui vous en mettez plein les poches ! »
Entrepreneur : « Nous, on prend des risques, nous … pour créer de l’emploi ! Vous, trouillards, qui bénéficiez de toute la sécurité qu’on n’a pas ! »

C’est bête ; C’est même couillon car on a tous cette aspiration à gagner sa vie tout en souhaitant être utile ! … Peu importe le statut

Producteurs VS Consommateurs

Producteur : « Vous, consommateurs, vous foutez complètement qu’on se tue pour vous nourrir ! »
Consommateur : « Les producteurs nous nourrissent souvent avec de la m**** qui nous tue  ! »

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On aime les bons produits et ça, ça n’a pas de prix. D’autant que perso j’ai adhéré à une initiative locale en ce sens … et je suis loin d’être la seule.

Boulot : Ceux qui en ont un VS Ceux qui en cherchent un

Celui en poste : « On paie pour les alloc’ de ces feignasses de chômeurs. »
Celui qui cherche : « Ceux qui ont un job sont des pleurnichards alors qu’on galère à trouver du taf. »

Illustration extraite du livre - Dico illustré d'une Présumée Cas Soc' -

Illustration extraite du livre – Dico illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés –

pendant que

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Illustration extraite du livre – Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés

Qu’on soit en poste ou en recherche d’emploi, on veut, tous, bosser dans de bonnes conditions.

Enseignants VS Parents

Enseignant : « Vous êtes démissionnaires, les parents. Vous n’éduquez pas bien vos enfants. »
Parent : « Vous êtes démissionnaires, les profs. Vous n’éduquez pas bien vos élèves. »

« Euh ! Et moi dans tout ça ! » se dit l’élève / enfant pendant que les adultes se déchirent tout en voulant conduire les bambins vers leur vie de citoyen / adulte

Urbains VS Ruraux

Urbains : « Toi, le rat des champs, qu’est-ce que tu te pleins ? Toi et tes vaches, ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré ? »
Ruraux : « Toi, le rat des villes, tu nous regardes de haut et on en a que pour toi, surtout toi le banlieusard. Tu captes toute l’attention des médias, des politiques, des subventions, …  Alors que, nous, quedalle ! »

Rat des villes Rat des champs

Dessin d’Arthur Rackham – 1912

Qu’on mène une vie trépidante urbaine ou une sereine « solitude » rurale, on aime la vie.
Qu’on mène une trépidante solitude urbaine ou une sereine trépidation rurale, on aime la vie.


Alors au lieu de se foutre sur la gueule, dites-vous ceci :

Notre galère et est la vôtre

Votre galère et est la nôtre

Crédit images ou icônes : Flaticon, Wikimédia

4 fantastiques raisons d’aimer la patience

4 mois de silence pour ces raisons : 3 boulots, 2 boulets, 1 bel événement pour 0 raison de douter. La vie est belle avec son meilleur, en dépit de son pire.

4 jours de mise en page loin d’une mise en cage

C’est le temps passé pour avoir mis en page la version papier de mon livre qui a amené du bon, ses belles rencontres et témoignages inoubliables ;

TEDx-Bordeaux_Alice_DIOTIE

En remerciant Guillaume Lefèvre – www.punchmemory.com – et toute l’équipe de TEDx Bordeaux

4 mois d’impression de jouer à Jumanji

PV agression

Suite « logique » à d’autres événements

Il y a eu aussi du « moins bon » : les menaces et représailles qui vont avec. En fait, -du moins- entre guillemet car comme les agriculteurs, j’ai appris qu’on peut prendre la m**** pour en faire de l’engrais. Bref, prochaine étape de cette partie de Jumanji, un déménagement bienvenu vers un environnement plus vert.

4 ans de bêtise humaine

De 2012 jusqu’il y a 2 mois, des crétins aussi sourds que ce monsieur

Non, je ne veux pas entendre

Jim Carey dans Dumd and Dumber

ont voulu enfermé mon drôle dans une vie moins drôle : du moins une non-vie teintée d’absence de scolarité, tentative de placement sous couvert d’un diagnostic médical bidon au coût qui l’est moins (120 000 euros pour la sécu + env. 20 000 euros de frais de justice, sans compter les à-côtés). Bref, les péripéties d’un gamin ont mis en lumière la bêtise déterminée d’une poignée de « professionnels » non déterminants pour le monde de l’Éducation et celui de la santé. En effet, selon eux, le drôle aurait dû se ramasser comme un rien, dès le CP, en ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter, etc.

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En effet ! il aurait dû se vautrer avant le CM2

Malgré les boulets destructeurs, le loupiot se construit dans son projet de bosser, plus tard, dans les Travaux Publics. (en remerciant les derniers Abilympics dont j’en dirai plus lors du prochain billet)

4 décennies debout

… Enfin presque car j’ai quasiment 36 ans ;). Cela dit, j’ai bientôt passé 4 décennies d’existence à croiser en chemin de belles personnes et aussi des irresponsables aux (in)actions bien laides.

C’est aussi un temps pour constater que certains se gargarisent de petites phrases et / ou des actions pour se sentir moins petit.

C’est surtout un temps à constater que cette minorité de « certains » fait autant de bruit que du vent. Elle fait plus de bruit qu’une majorité qui , elle, agit et demeure debout jour et nuit;

On pourrait croire que je m’adresse aux responsables politiques français dont on déplore l’absence d’actions concrètes et constructives depuis ces 4 dernières  décennies. En fait oui et non ! Non car il est trop facile de se défausser sur ces êtres humains comme vous et moi.

En fait, je m’adresse particulièrement aux adeptes de l’idéologie, l’inertie et de l’ignorance.

Et, pour en finir, un petit jeu qui peut prendre 4 jours, 4 mois, 4 ans ou 4 décennies :

Prenez deux principes de vie « dogmatisme » et «  pragmatisme ».

Mettez-les en miroir

De ces deux principes, lequel réfléchit le mieux ?

École publique REP : école républicaine ?

« Après les attentats de Janvier 2015, tout le monde s’est tourné vers l’École. […]. Comment faire en sorte d’éduquer nos enfants, pour que certains ne finissent pas par tomber dans la radicalisation et le terrorisme ? « 

Emission-Mme-N-Vallaud-Belkacem-Supplement24-01-16-Canal+

Mme la Ministre de l’Éducation Nationale – Supplément du 24 janvier 2016 sur Canal +

Bonne question de Madame la Ministre, Najat Vallaud-Belkacem. En effet, lorsqu’on connaît le parcours de cette dame, on se dit que l’école républicaine peut emmener nos gosses vers la citoyenneté et un avenir solide. Mais qu’on sait ce qui suit, dans une école REP que fréquente mon fils, on peut se poser la même question que notre ministre.


Zéro (de conduite) : jadis, on donnait ce titre honorifique pour des mauvais comportements, notamment dans l’enceinte d’une école. C’est pourquoi, je vous propose une petite devinette après la lecture de ce courrier adressé, un jour de janvier 2015, à des professionnels de l’éducation.

NON MERCI POUR CES MOMENTS INCOHÉRENTS

« Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou. » Albert Camus – Extrait des Carnets.

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. » Albert Camus – Extraits de Le mythe de Sisyphe.

Chers acteurs de l’Éducation Nationale de l’école A. Camus de Floirac,

Le 22 janvier 2015, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, nous présentait un ensemble de mesures, afin que l’École se (re)mobilise autour des valeurs républicaines. En effet, l’institution qu’est l’École est, sans aucun doute, un révélateur de notre société. Suite aux événements tragiques du 7, 8 et 9 janvier 2015, une minute de silence a été organisée dans toutes les écoles de France, au lendemain des assassinats de Frédéric, technicien d’entretien, de journalistes, dessinateurs (dont Cabu de mon enfance) et collaborateurs du journal Charlie Hebdo et d’Ahmed, policier. Et comme je le disais précédemment, l’École française est bel et bien un révélateur de la société française.

Autant cette minute de silence s’est déroulée avec dignité dans la majorité de 64000 établissements scolaires, il ne faut pas nier les quelques 200 incidents (chiffres officiels) prouvant un gros malaise. Je parle de chiffres officiels car, dans votre établissement, des incidents sont survenus pendant ce moment de recueillement et de rassemblement dans ce lieu qu’est l’École de la République. Seulement, aux dires d’une élue de la commune, tout s’est bien déroulé comme dans le meilleur des mondes, dans le secteur de Floirac Dravemont.

Alors que mon fils et 5 autres de ses concitoyens se recueillaient avec des sentiments mêlés de consternation, d’incompréhension et de peur face au fléau du terrorisme, certains de leurs voisins et, accessoirement, concitoyens se donnaient à cœur joie avec du brouhaha, des « Ouais, c’est bien ce qu’ils font. », « Quand je serai grand, j’aimerais être comme eux. » et d’un prometteur « J’espère qu’ils attaqueront d’autres dessinateurs.». Ce florilège de joyeusetés dont les effets provoquent tout sauf le rire fut interrompu brièvement par une institutrice d’un « Vous pouvez arrêter » avant de s’entendre rétorquer d’un « Oh, c’est bon ! ». Et c’est ainsi ce manque de respect fut relayé à la directrice de l’établissement qui résolut ce problème par « 10 minutes au coin ».

Chers promoteurs de l’École républicaine certes située dans une ZEP nouvellement qualifiée de REP mais une institution de la nation avec un « I » majuscule, « Bravo » pour cette réponse ferme, pédagogique et éducative qui n’a pas franchement convaincu mon fils et les 5  autres témoins de cette scène d’apologie au terrorisme (appelons un chat, un chat). « Bravo » car l’inefficacité de la réponse de l’autorité éducative a amené des questionnements légitimes d’enfants exprimés par des « Qu’est-ce qu’il vous prend de dire ça ? » et des « Non, mais ils sont malades ! » en direction de groupe d’élèves qui n’avaient que des « Ta gueule » en guise d’explication. Faute d’avoir une réponse rassurante face à ces incidents, une des élèves témoins a alors adressé ses interrogations à une personne peut-être plus à même de la rassurer : à savoir une institutrice ; et … rien, le néant, aucune réponse à son « Mais pourquoi ils ont dit ça ? ». Ainsi les élèves interloqués par les intrigantes déclarations d’autres en sont restés là car résignés par de l’inertie des représentants de l’autorité ; en même temps, pourquoi réagiraient-il et agiraient-il sur cette minorité de concitoyens contestataires ? Ces mêmes concitoyens qui frappent, insultent et menacent autrui en quasi-totale impunité car, en réponse, « on » résout également ces problèmes par des …« 10 minutes au coin » ;

C’est pourquoi chers « co-éducateurs » de futurs adultes citoyens français, non merci pour ces moments incohérents régis peut-être par la règle du « Pas de vague ». Merci d’avance de vous (re)mobiliser autour des valeurs républicaines qui feront que la génération de mon fils puisse vivre en réelle liberté, égalité et surtout en sincère fraternité.

D’autant que je suis amplement convaincue de votre aptitude à agir concrètement : souvenez-vous par exemple comment l’équipe éducative de votre établissement s’est mobilisée à coup de sommations, nombreux appels téléphoniques, lettres et réunions le tout ponctué d’un signalement auprès du procureur de la République, afin d’envoyer (sans succès) un de vos élèves vers un IME, ITEP ou autre établissement spécialisé car vous étiez persuadés (à tort) qu’il était atteint d’une forme d’autisme et de déficience intellectuelle. Souvenez-vous comment votre ancienne psychologue scolaire s’est mobilisée en réunissant tous les enfants de l’école pour leur dire (citant les propos d’une élève) « Cet élève est fait pour un établissement spécial pour attardé mental ». Souvenez-vous comment vous étiez aptes à vous mobiliser pour un autre élève qui subissait les coups, menaces et insultes commis par les mêmes contestataires cités précédemment … en faisant injection à sa mère de retirer son enfant de la cantine (Ainsi en excluant la victime, vous auriez résolu le problème causé par d’autres).

Oui, je suis sûre, vous pouvez vous mobiliser, vous remobiliser et vous (sur)mobiliser.

Alors mobilisez-vous, chers enseignants de l’école A. Camus après avoir attentivement lu et compris l’ensemble des mesures qui, malheureusement, auront dû attendre de prendre de l’importance après les agissements de 3 pauvres débiles meurtriers (Je reste polie car mes parents et mes anciens enseignants ont fait le job pour que je puisse me contenir au possible dans mes propos).

Enfin, le dimanche 4 janvier dernier, j’écoutais l’interview d’Esther Duflo, une économiste française. Elle intervenait naturellement sur le sujet de l’économie et expliquait qu’elle combattait les 3 « I » dans le cadre de la lutte contre la pauvreté : Idéologie, Inertie et Ignorance. Puis 3 jours plutard, je me suis rendue compte que ces 3 « I » étaient également à combattre dans le cadre de l’Éducation et de la Citoyenneté, afin de prévenir le fléau de la barbarie et celui de la connerie (désolé, mais là encore appelons un chat un chat).

Alors que nous (enseignants, parents, enfants, nos élus représentants, etc.) sommes tous actuellement dans la remise en question salvatrice de nos valeurs et notre identité humaine, sachez que faire une erreur n’est pas une connerie. La vraie connerie est de nier l’erreur et ses leçons constructives qui vont avec.

En vous remerciant d’avance, chers « co-éducateurs » de l’école A. Camus,

Une maman floiracaise qui vous fait entièrement confiance, à partir du moment où le bon sens sera du mise.

Chose promise, chose due, la devinette :

NB : inutile d’aller sur Google pour lui poser la question, il vous dira « Bon courage ».

Tu sais que tu habites à Floirac quand …

Harcèlement et violences scolaires :

Harcelement-scolaire

Quand ton fils subit et est témoin de violences, sous le silence étrange de l’équipe éducative.
En juin 2014, un des camarades a tenté de se suicider, dans l’enceinte de l’école A. Camus. Il a saisi un couteau qu’il venait de prendre dans le réfectoire afin de se l’enfoncer dans le cœur. Pourquoi ? Il n’en pouvait plus des coups et des insultes quasi-quotidiens. Il était surtout désabusé par l’apathie, voire la complaisance des adultes encadrants de son établissement scolaire.

Violences urbaines :

Quand tu marches le 1er janvier dans de la mousse dispersée sur le parking de ta résidence. Cette mousse ? Il s’agit de l’eau savonneuse qu’ont utilisée les pompiers pour éteindre un véhicule incendié, sous l’œil « bienveillant » d’une caméra de vidéosurveillance fraîchement installée par la mairie. On peut dire que le passage à 2016 a été bien fêté : pneus d’autres véhicules crevés, tous les abribus du terminus du tram A complètement éclatés, etc. 11 jours plutard, tu prends ta voiture pour partir au boulot, un peu fatiguée malgré tes 2 mugs de café. C’est finalement le joint longeant la vitre côté passager qui te réveille définitivement pour la journée. On a tenté de le lever pour entrer (par effraction) dans ton véhicule pour le visiter ou pour le voler. Alors si toi aussi, tu as du mal à émerger de ton sommeil à 7 heures avant de prendre le volant, ce type de réveil est tout indiqué.

Préjugés :

Quand tu collectionnes les quolibets douteux du type « Ah bon, vous lisez ?! » ou des charmantes remarques comme « Attention à la cagnotte pour acheter la nouvelle cafetière ! Hein Alice, vu que tu vis sur Floirac Dravemont » de la part de collègues qui « plaisantent » sur le fait que tu es devenue une voleuse potentielle, par ton lieu de résidence.
Sinon c’est quand ton fils rentre de l’école et te dit que l’institutrice a fustigé toute la classe en disant que :
« Vous êtes tous des enfants à l’abandon dehors, vous passez votre temps à jouer aux jeux vidéo, à garder vos nombreux frères et sœurs et vous ne faites jamais vos devoirs ».
Euh ! Chère Mme Triballeau, vous avez trop abusé de la télé.

Environnement exceptionnel :

Quand tu enchaînes les avantages d’un cadre de vie agréable et chaleureux.

Ambiance-chaleureuse-de-Floirac-33270

Santé :

Quand la Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI) de Floirac a les moyens de faire dépenser pas moins de 120 000 euros, via l’assurance maladie, pour un autisme imaginaire de ton fils. Et que cette structure porte bien son nom : elle a su se montrer solidaire avec l’établissement socio-médical qui a bénéficié du pactole. « Si cet établissement a produit des fausses déclarations sur certificats médicaux, c’est de votre faute». C’est par ces propos que ta MDSI tentera de protéger ces collègues faussaires tout en t’envoyer au tribunal, via un signalement, afin de t’occuper et te faire déguster pour avoir eu l’indélicatesse de briser la loi du silence.

Conseil-Departemental-Gironde-MDSI-Floirac

Dessin extrait du Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’

Verre à moitié plein :

Quand tu galères pour trouver des points positifs à vivre dans cette commune à Z (ZSP, ZUS, ZUP, …), à part vivre avec ce principe « Ce qui ne tue pas rend plus fort » et d’en sortir un livre.

En résumé,

FLOIRAC-MA-VILLE ... ou pas

7 illustrations sur l’hypocrisie

et l’absurdité qui va avec !

La pire des hypocrisies n’est pas celle envers les autres mais celle envers soi-même.

1. Le travail du dimanche

Illustration travail du dimanche

2. Éducation

« Celui qui a la prétention d’enseigner ne doit jamais cesser d’apprendre » – John C. Dana

Illustration enseigner apprendre éducation

3. Notre réaction face à une agression

Reaction face a agression

4. L’accès à la culture

Illustration acces culture

5. La lutte contre l’exclusion sociale

Il y en a qui ont la vocation, le sens humain et du bon sens pour faire ce métier mais il y a les autres …

Lutte exclusion sociale

6. Le racisme et autres discriminations

Qui n’a pas dit et/ou entendu ce fameux « Je ne suis pas raciste mais … » ?

Illustration racisme

7. Le drapeau français, valeur refuge depuis les attentats

Quand on revendique la citoyenneté française, on prend tout ce qui va avec : le drapeau mais aussi la devise, dans son intégralité … pas à la carte, etc.

Illustration citoyennete france

Maman travaille donc Mère indigne ?

Pourquoi beaucoup de mères culpabilisent parce qu’elles travaillent ?

Un jour de 2012, une puéricultrice de PMI m’a dit : « Travailler 35 heures, c’est trop travailler pour une mère ». 4 ans plutôt, une assistante sociale, rencontrée pour résoudre un problème de garde d’enfant, me disait : « C’est vous qui avez choisi de travailler » avant de me laisser sans solution.

Bref, suis-je une mère indigne car, en bossant, j’ai pu permettre à mon fils de :

Supporter son équipe de foot favori et de voir le Kinémax du Futuroscope en grandeur nature.

Maman-travaille-et-en-est-fiere-1

De prendre de la hauteur depuis le col d’Ispéguy (64) et d’aller à Pampelune ( tant qu’il ne joue pas les encierros cavalant comme des fous pour fuir les taureaux).

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D’approcher les animaux qui le fascinent, qu’ils soient marins ou disparus.

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De déguster un bon poulet yassa maison au lieu d’une purée en flacon issue d’une banque alimentaire (en plus, il aurait pensé que l’Union Européenne est une marque agro-alimentaire).

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De jouer les touristes pendant les vacances d’été et d’avoir exactement ce qu’il m’a commandé comme cadeau d’anniv’ (anniversaire qui est également celui du jour où je suis devenue … maman).

Maman-travaille-et-en-est-fiere-5

Alors, si je suis une mère indigne, pas de souci, j’en suis fière.

Harcèlement Scolaire

ou comment le harcèlement scolaire est su et donne l’impression d’être approuvé.

Loi du silence : on dit souvent que le silence est d’or. Mais parfois, il est une prison en plaqué or instaurant une sécurité illusoire.

Harcelement-scolaire

Qui ne dit mot consent.

Alors comme ça, le clip anti-harcèlement scolaire réalisé Mélissa Theuriau fait polémique.

Il « choque tellement » que plusieurs syndicats d’enseignants ont demandé au ministère de l’Éducation Nationale le retrait de cette vidéo de la campagne de communication, à l’occasion de la journée nationale contre le harcèlement scolaire, ce jeudi 5 novembre.

J’entends bien les arguments de Paul Devin, secrétaire général du SNPI-FSU. Comme le disent ses comparses syndicaux, il ne faut pas penser réduire le harcèlement scolaire à un dysfonctionnement de l’école et d’un désintérêt des équipes éducatives. Et comme nous sommes dans un monde qui a tendance à simplifier et caricaturer les faits, je comprends les craintes de cette corporation.

Seulement, jouer les vierges effarouchées et cacher la poussière sous le tapis provoque un doute sur la sincérité de ce courroux syndical. En effet, chers enseignants en colère, je souhaiterai connaître votre réaction si vous viviez ceci :

  • Votre enfant rentre de l’école avec les narines ensanglantées, car un « camarade » lui a collé une beigne. Cause du geste de ce fameux camarade : il voulait empêcher votre enfant de « balancer » à un adulte le fait de s’être fait insulter, pour la énième fois (je vous évite les termes car il y a de quoi saigner des oreilles). Malgré les soins de l’équipe scolaire, votre enfant a pissé le sang et la directrice a envisagé d’appeler le SAMU. Par contre, il ne lui est pas venu à l’esprit de vous appeler, vous, parents de l’enfant. Plutard, vous vous rapprochez de la directrice pour savoir ce qu’il s’est passé. On vous répond un « Ah ! bon, il s’est passé ça ? » avant de faire fi de se rappeler vaguement des faits en vous sortant un « Ah ! Oui, c’est vrai, votre enfant s’est fait mal ».
  • Votre enfant rentre à la maison avec un pansement au doigt. Vous lui demandez ce qu’il lui est arrivé. Il vous explique qu’un camarade lui a planté une punaise dans le doigt, pendant la récréation. On lui a mis des pansements, à plusieurs reprises, tout le long de la journée. Vous appelez la directrice pour comprendre ce qu’il s’est passé. Elle vous indique qu’il ne s’est rien passé car elle n’est au courant de rien. Plutard, vous revenez à la charge car ce n’est pas la première fois que des faits similaires ont lieu : on vous répond que le camarade à la punaise a nié les faits donc il ne s’est rien passé.
  • Une petite camarade de votre enfant vient à votre rencontre, à la sortie de l’école. Elle vous demande si c’est vrai que votre enfant est un attardé mental et qu’il a une maladie car il était dans un établissement spécialisé. Interloqué, vous lui demandez pourquoi elle tient des propos pareils. Elle vous apprend que la psychologue scolaire a réuni les élèves sous le préau, pour les informer que votre enfant à prendre avec des pincettes. Aux dires de la professionnelle de l’éducation, elle était persuadée que votre enfant avait une forme d’autisme (TED NS) et qu’il était déficient intellectuel : elle s’est donc sentie légitime d’étaler, sur la place publique, ces affirmations car basées des propos de l’ancien établissement de votre enfant. Or cette fameuse structure a émis un diagnostic médical erroné qui a été parfaitement contredit par le CHU de Bordeaux. Bref, votre enfant n’a aucune forme d’autisme et il n’a aucune déficience intellectuelle. Seulement, l’initiative de la « psy » scolaire a eu un beau résultat : des coups, des insultes, des menaces à répétition (NB : Votre enfant ne devait surtout pas se défendre tout seul sinon cela se retournait contre lui).
  • Allez, une dernière anecdote pour la route : votre enfant s’est vanté d’être allé voir les Bleus pour un match contre la Serbie. Il en est d’autant plus content que les hommes de Didier Deschamps ont gagné. Néanmoins, votre vantard d’enfant a suscité de la jalousie de la part d’un camarade : ce dernier a décidé d’attribuer à votre enfant le qualificatif de menteur et d’autres joyeusetés. Et tant qu’à faire, il a décidé de l’exclure du foot, pendant les récréations. Mieux encore, d’autres élèves se sont joints à l’ « embrouille » en giflant et insultant votre môme. La directrice a été mise au courant et a réprimandé les fautifs : toutefois, une des élèves a tenté de justifier sa gifle sur votre enfant en affirmant que ce dernier aurait dit « Je vais te lécher les parties génitales » et la directrice vous a donc relayé ces accusations. Seulement, coup de théâtre : la petite élève s’est excusée, le lendemain, d’avoir giflé votre enfant et d’avoir inventé les fameux propos « Je vais te lécher … ». Mal à l’aise, la directrice a expliqué à la petite fille que ce n’était pas bien d’inventer de tels mensonges. Par contre, la chef d’établissement ne s’est pas excusée auprès de votre enfant ni de vous pour avoir bêtement relayé les propos calomnieux de la fillette fautive. Cerise sur le gâteau, votre enfant et vous n’en êtes pas étonnés, car, là encore, ce n’est pas la première fois que des faits similaires arrivent.

Certes, on ne peut pas et on ne doit surtout pas faire de généralités quant à l’apathie de certains enseignants face au harcèlement scolaire.

Mais franchement, y-a-t-il lieu de polémiquer sur une vidéo d’une minute expliquant que si on ne parle pas, cela ne s’arrête pas ? Prenez plutôt une minute pour réfléchir sur ce que vous pouvez faire pour qu’un gamin ose vous parler. Prenez également au moins une minute pour agir de manière pragmatique au lieu de sur-réagir à une vidéo.

Merci d’avance.

PS : J’ai une gratitude infinie envers l’apathie de l’école Albert Camus de Floirac (sous les directions au turn-over digne d’un Mac Do de Mmes Sarraute, Saussès, Maudet et Christophe) ainsi que de celle de Mr Ruaud de l’inspection académique de la circonscription de Floirac et du service Éducation de la mairie de Floirac (Mme Christine Larouche Juillet et Mr Galan, malgré la tentative d’action de la regrettée Mme Cantet) ; « Grâce » à eux, je peux me permettre de m’exprimer sur un sujet comme le harcèlement et autres violences scolaires. Heureusement, mon fils est entouré et il est relativement costaud mentalement. Mais combien n’ont pas cette chance ?