Billet de banque Euro

Capital : tu ne possèdes pas donc tu n’es pas

Pendant que certains s’apprêtent à racler les fonds de tiroirs pour payer leurs impôts et autres taxes locales alors que les dépenses de la rentrée (et des éventuelles folies de cet été) piquent encore, j’apprends, aujourd’hui, que d’autres sont sur les starting-block pour s’offrir le dernier I-Phone 8.

En effet, ce matin, j’entendais parler de la tenue de la keynote (Trad : « The » conférence de presse d’Apple) : moi qui n’ai pas le moyen de sortir des centaines d’euros pour cette nouveauté de la marque à la pomme, eh ben franchement, je m’en fous ^^ ;

D’autant que cette indifférence est bien plus partagée que je ne le pensais. Une blogueuse inspirée de son bocal et non de son « paraître-pour-être-et-faire-en-fonction-des-autres » serait d’avis de partager mon point de vue (en haute-définition) sur la question :

Pouvoir d’achat (expr.) loin d’être une lubie d’enfant gâté souhaitant le dernier IPhone en avant-première, c’est le souhait du pouvoir-manger, du pouvoir-se loger, du pouvoir-être-à-jour-dans-ses-factures tout simplement.

Ainsi dégustez sans modération le billet sans concession d’une consommatrice inspirée de sa conscience et non du « paraître » 😉

Source : Capital : tu ne possèdes pas donc tu n’es pas

 

Maman travaille donc Mère indigne ?

Pourquoi beaucoup de mères culpabilisent parce qu’elles travaillent ?

Un jour de 2012, une puéricultrice de PMI m’a dit : « Travailler 35 heures, c’est trop travailler pour une mère ». 4 ans plutôt, une assistante sociale, rencontrée pour résoudre un problème de garde d’enfant, me disait : « C’est vous qui avez choisi de travailler » avant de me laisser sans solution.

Bref, suis-je une mère indigne car, en bossant, j’ai pu permettre à mon fils de :

Supporter son équipe de foot favori et de voir le Kinémax du Futuroscope en grandeur nature.

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De prendre de la hauteur depuis le col d’Ispéguy (64) et d’aller à Pampelune ( tant qu’il ne joue pas les encierros cavalant comme des fous pour fuir les taureaux).

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D’approcher les animaux qui le fascinent, qu’ils soient marins ou disparus.

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De déguster un bon poulet yassa maison au lieu d’une purée en flacon issue d’une banque alimentaire (en plus, il aurait pensé que l’Union Européenne est une marque agro-alimentaire).

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De jouer les touristes pendant les vacances d’été et d’avoir exactement ce qu’il m’a commandé comme cadeau d’anniv’ (anniversaire qui est également celui du jour où je suis devenue … maman).

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Alors, si je suis une mère indigne, pas de souci, j’en suis fière.

Vous avez dit Impôts ?

Impôts : en toute franchise, ils font mal telle la piqûre de vaccin. Au final, on en profite tous. Seulement, parfois ils font mal telle la piqûre de guêpe comme le fait de voir 120 000 euros dépensés pour un autisme imaginaire. De la même manière, l’autisme (avéré) provoque une dilapidation de plus de 10 000 000 000 euros (oui ! Il s’agit bien de 10 milliards) pour des prises en charge médicales inadaptées et, parfois, maltraitantes, dans le doux pays des Droits de l’Homme et du Citoyen. […] Petite suggestion sans prétention : avec une gestion rationnelle, une vocation claire et définie, les impôts et autres taxes auraient une meilleure réputation.

Billet de banque Euro

Euro Banknotes – par Mister GC – FreeDigitalPhotos.net

Comme toutes les fins du mois d’octobre, j’ai reçu ma feuille de taxe d’habitation et dans une semaine arrivera ma feuille de Cotisation Foncière des Entreprises (ex-Taxe Professionnelle) liée à mon activité indépendante.

NB : au moins vis-à-vis de l’administration fiscale, aucune discrimination comme le font certains entrepreneurs sous un statut juridique ou un régime fiscal différent. Les Auto-Entreprises sont traitées comme de vraies entreprises #VerreAMoitiéPlein

Bref, je suis fière de participer à l’effort national et local, d’autant que je bénéficie d’un bon retour : la sécu., mon APL (logement), les travaux et/ou entretien d’infrastructures publiques, mon fils qui va à l’école, l’Hôpital, la Police et tout ce que qu’on ne voit pas en coulisses.

Néanmoins, j’ai mal à la tête, au bide et même aux cheveux lorsque je constate des dilapidations dénoncées, au niveau local ou national.

Exemple récent (à découvrir sur le dossier Argent du livre) : l’Assurance Maladie via l’ITEP Bellefonds de Cenon a dépensé joyeusement pas moins de 120 000 euros pour prendre en charge, pendant 4 ans, l’autisme de mon fils … sauf que le diagnostic était complètement bidon, fictif et argumenté par des déclarations fausses sur certificats médicaux.
La facture aurait pu être plus salée si la présumée idiote que je suis avait fermé les yeux. Mon fils n’aurait jamais été scolarisé, il aurait terminé en établissement médico-social pour déficient intellectuel et, pourquoi pas, en hôpital psychiatrique. En effet, on a tendance à envoyer au casse-pipe des enfants et adultes autistes (ou autre trouble du spectre autistique) vers un avenir « prometteur » : exclusion de la société, bourrage de médoc’ à en devenir un zombie qui, pour beaucoup, les amène à une mort vers 40-50 ans.

J’ai préféré un avenir « moins ambitieux », au grand dam de certaines personnes : mon fils est à l’école, n’a jamais redoublé, il travaille et il a la bosse des maths. Du fait d’un trouble de l’attention (TDAH) non diagnostiqué par les « lumières » de l’ITEP Bellefonds, il suit actuellement ses séances orthophoniques de rééducation attentionnelle, avec la même motivation qu’un Renaud Lavillenie (et non Lavillonie) en plein entraînement. Il envisage déjà, du haut de ses 11 ans, de s’orienter dans le domaine de la construction (génie civil dans le bâtiment ou les infrastructures routières … que nous payons avec des impôts et taxes pour l’entretien et/ou travaux).

Alors oui, je suis fière de payer tant qu’avec mon pignon, on construit.