Si toi aussi, tu es blindé.e de préjugés #2

Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends une leçon : il n’y a pas si longtemps, j’entendais cette tirade de N. Mandela.
En effet, en l’espace de quelques mois, j’ai eu l’occasion de vivre concrètement ce principe. Voici comment j’ai aussi bien gagné qu’appris une leçon.

Les clichés vs les clichés

Ma magnifique leçon sur mes préjugés

En janvier 2014, l’indépendante en com’ que je suis s’est décidée à adhérer à une asso d’entrepreneurs, afin de rompre l’isolement. Et pas seulement : dur, dur d’être une entrepreneure solo et davantage lorsqu’on habite dans une banlieue type zone à z (zup, zus, zep, zsp, …) pour envisager d’être considérée à sa juste valeur, que ce soit par les compétences et surtout par le statut d’être humain à qui on peut confier quoi que ce soit.

De plus, les emmerdes de mon fils n’ont pas arrangé les choses, question confiance en soi. Et il y a eu  son ancienne école et les services sociaux qui ont joué la carte ubuesque et kafkaïenne  en tentant de vendre à la Justice que mon boulot (et même les études et formations faits auparavant) étaient néfastes pour le bien-être du bonhomme. Bref, ces facteurs m’ont amenée à freiner ma volonté de sortir une cotisation pour adhérer à quelconque asso et autre club d’entreprises locaux où je n’y aurait pas été de manière assidue, physiquement et mentalement.

Pourtant, j’ai sorti mon chéquier en 2014, en 2015, en 2016 puis en 2017 pour rompre avec ce fichu isolement et pour tenter de constituer un réseau avec les êtres humains qui sont derrière tout entrepreneur.

Quelques arguments du type «  On t’a regardée de haut, avec condescendance et on n’en a rien à cirer des compétences que tu apportes ? Bah, pas de souci, avec nous, ton activité et toi seront considérés à leur juste valeur ! » et le fait que je connaissais déjà un membre de cette asso ont fini de me convaincre de lâcher l’oseille. J’avoue aussi que le bouquet final de l’argumentaire a été le fait qu’on m’a expliqué qu’on connaissait bien la problématique des entrepreneur.e.s domicilié.e.s en banlieue sensible. Soit l’argument de choc qui convainc n’importe qui aura eu droit régulièrement aux clichés et autres préjugés.

Mais revenons à ce fameux membre que je connaissais déjà : il est un photographe doué et fait également de superbes captations audiovisuelles. Eh bien, de sa part de co-adhérent issu des minorités visibles, j’ai eu droit aux meilleurs clichés … via des nombreuses réflexions et punchlines sarcastiques : un mélange détonnant de misogynie et de (appelons un chat un chat) racisme. Effectivement si une personne à la peau caucasienne avait tenu les mêmes propos que ce preneur professionnel de clichés, le ou la malheureux.se se serait vu attribuer une jolie médaille d’or du bon raciste.

Bref, malheureusement ce « cher » co-adhérent n’était pas isolé dans son positionnement : voilà comment, à ce jour, j’ai compris que je me suis payée une belle leçon à plus de 300 balles et beauuuuuuuuuucoup de temps dépensés.

Ma belle victoire sur mes idées préconçues

En octobre 2016, je me suis rendue aux événements fêtant le 4ème anniversaire de l’Aquinum.

L’Aquinum, c’est l’association des professionnels du numérique en Aquitaine à laquelle je suis adhérente depuis 2 ans désormais. Cette organisation ne m’était pas inconnue, au moment de mon adhésion. En tant qu’indépendante en communication, je me rendais régulièrement aux ateliers organisés au Node, un espace de co-working sacrément vivant, en plein cœur du quartier St-Pierre de Bordeaux. Dans ces lieux d’émulations numériques arborant ses pierres apparentes, j’avais l’impression de ne pas y être à ma place alors que j’y rencontrais de nombreuses personnes ouvertes, avec le smile et la bonne humeur. Pourquoi ? Autant on parlait le même vocabulaire pro comme perso, autant il m’était impossible de zapper les positionnements et les propos qui vont avec d’autres entrepreneurs rencontrés auparavant, au sein de la fameuse structure citée dans la 1ère partie de ce billet et dont je préfère, pour l’instant, taire le nom. Et je ne vais y aller par 4 chemins, j’ai eu droit à l’état d’esprit suivant :

« Restons entre nous, entre entrepreneurs issus des minorités, nous sommes aptes à nous comprendre mutuellement »

En fait, cette mentalité (à 2 centimes de francs CFA) s’était distillée insidieusement dans ma tête (et c’est sans parler d’une tentative de communautarisme). Il faut dire qu’en d’autres occasions, j’ai entendu des réflexions du type «  Ha bon ! Tu sais coder en HTML, CSS & cie » et j’ai connu des regards perplexes et étonnés quand j’ai expliqué que je mets en avant l’aspect stratégique avant d’exécuter une conception graphique d’outils de com’. Traduction : mon job consiste à utiliser mon cerveau pour réfléchir au lieu d’exécuter seulement un ordre.

Et que dire de ce charmant monsieur qui, lors d’une rencontre inter-entrepreneur.e, a fait un pas en arrière lorsque j’ai voulu lui serrer la main, afin de faire connaissance : genre, j’ai la gale, quoi !

Et pourtant, malgré tout ça, j’ai fait connaissance plus tard, au sein du Node (et ses pierres apparentes) de personnes qui n’ont pas un cœur de pierre. J’y ai rencontré, entre autres, Glwadys : une sacrée photographe (et co-aquinumienne), blindée de talents et d’humanité qui a su faire tomber ma trouille d’être prise en photo, de peur d’être réduite aux clichés. Des clichés ont été pris de sa part, sous un œil bienveillant, sans que je ne me retrouve à être réduite à des clichés préjugés !


Moralité :
A un.e photographe dépourvu.e de clichés, tu confieras la possibilité de faire des magnifiques clichés de toi

… et le résultats sera positif ^^

Un cliché positif by Glwadys, photographe dépourvu de clichés et de préjugés

Un cliché positif by Glwadys, photographe dépourvue de clichés et de préjugés 😉

2017 sera pliée mais ne rompra pas

Ayé ! 2016 a tiré sa révérence et vous êtes beaucoup à vous être dit : bon débarras, fichue année de m… ; Perso, je n’ai pas eu envie de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Et je peux vous dire qu’au 31 décembre prochain, je dirai « quelle belle année quand même ». Pourquoi ?

Car un verre à moitié rempli est franchement meilleur que celui à moitié vide

Lors de la semaine 1 de ce millésime 2017, j’ai eu ce petit déclic de recycler un ancien projet perso pour qu’il soit utile à un projet pro. que j’ai dans les cartons depuis longtemps.
Et l’idée de ce bocal, je l’ai transmise à mon loupiot : Bon, j’avoue qu’il a hésité entre « mettre son 15 en SVT » et « la recette du gâteau de son 13 ème anniv’ qu’il a co-confectionné ».

Car parfois derrière un mal se cache un bien

Savez-vous comment j’ai appris à mettre en page de A à Z un magazine ? Certes, ma formation et mes compétences de base ont donné un sacré coup de main dans ce savoir-faire. En fait, c’est un mauvais coup dans le dos qui a permis cela ;

Fripounet le magazine de ma jeunesse

Fripounet, le magazine de ma jeunesse

En 2013, une association m’a sollicitée pour élaborer son projet de création de magazine. Comme cette asso portait des aspirations qui me parlent, j’ai naturellement voulu apporter ma contribution. Cerise sur le gâteau, mon enthousiasme provenait d’un vieux rêve d’enfant : me prendre la tête dans un joyeux bordel en devenir comme la maquettiste d’un magazine de jeunesse auquel j’ai été abonnée (sic : voir la vidéo de mon Tedx).

Alors, imaginez les boules que j’ai eues quand j’ai été écartée subitement de ce projet, après 2 mois de boulot, sans la moindre explication … comme par hasard, après l’envoi de la maquette au format PDF. Imaginez la rage que j’ai eue quand j’ai compris un peu plus tard que c’était pour ne pas à avoir me rétribuer, même symboliquement.

Bref, à bien mal acquis ne profite jamais : cette asso s’est vautrée dans ce mauvais tour car, NON, on ne peut pas exploiter une maquette en .pdf comme une maquette sous le format du fichier originel.

Quant à moi, un mal pour un bien car tout le travail et le savoir-faire acquis dans cette expérience sont définitivement acquis et ne manqueront pas d’être utiles cette année ;

Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends – N. Mandela

Car un optimiste voit une opportunité à la difficulté quand le pessimiste voit l’inverse

Mon fils a un trouble de déficit de l’attention désormais pris en charge. Ce caillou dans sa chaussure, on a eu confirmation de son existence qu’en 2014 (Il avait déjà 10 ans bien entamé). Comment ?

« Grâce » à la tentative de passage en force de « pros » pourtant conscients de leur inconscience, j’ai pris un rendez-vous au CHU de Bordeaux. En effet, l’ancienne école primaire, les services sociaux locaux et des traders cherchant une rente financière professionnels du socio-médical ont essayé, en vain, de vendre l’argument de l’autisme et de la déficience intellectuelle. Cette tentative de vente ne fonctionnant pas, vu l’argumentaire commercial incohérent, on m’a collé un signalement et une AEMO (assistante éducative en milieu ouvert) dans la figure. Sauf que j’avais raison et j’ai eu la confirmation que mon fils n’était ni autiste, ni déficient intellectuel.

Et surtout, il a, enfin, une rééducation attentionnelle à laquelle il aurait dû avoir droit depuis l’âge de 3 ans !

NB : Les vendeurs malheureux tentent toujours de sauver les meubles du fiasco précédemment cité et … je me fous : mon fils est au collège et il est pris en charge pour son souci d’attention dont il est parfaitement conscient.

Car on peut tous avoir l’air aussi fragile qu’un roseau

… sauf qu’un roseau plie mais ne rompt pas

bonne année 2017 le roseau plie mais ne rompt pas

Alors en attendant le 31 décembre prochain, soyez heureux, quoi qu’il arrive ; Un coup du sort débarque ? Faites comme les agriculteurs : prenez la mouise et transformez-le en engrais 😉

J’ai choisi de dire « non » en disant « oui » …

“Il faut choisir, mourir ou mentir.” Louis-Ferdinand Céline

J’ai choisi de dire « non » à la non-assistance en disant « oui » à ma conscience

Ce Mercredi 14 décembre, j’avais décidé d’emmener mon loupiot voir Rogue One (le fameux épisode 3 et ½  de Star Wars). J’impose une pause à ma to-do-list de travail et j’embarque le jeune padawan à la sortie des cours. Histoire de bien creuser nos estomacs pour s’empiffrer de bêtises (bah oui ! j’avais des coupons promotionnels pour une enseigne de fast-food se revendiquant d’avoir meilleur goût que son concurrent où on peut venir comme nous sommes), on profite du soleil en traversant le Pont de Pierre bordelais à pied. On coupe par la rue St-Catherine (St-Cath’ pour les intimes).

Et là,

Quadripode Star Wars

Programme d’un mercredi-détente stoppé net. Une dame par terre, le visage collé au sol. De nombreux passants se passent d’attention envers cette dame en détresse. Juste 2 jeunes femmes, Sarah et Morgane, se tiennent au côté de ce corps inerte, insignifiant car celui d’une sans-abri couché à côté de quelques pièces rouges, une petite bouteille d’eau et un modeste sachet de cookies.

Impossible de tracer notre route et de jouer la passante indifférente. Et puis, mon fils est interpellé de voir cette dame au sol : Imaginez-vous faire semblant d’indifférence devant votre progéniture alors que vous faites tout pour que votre drôle aille, vive et devienne avant tout un être humain.

Ni une, ni deux, on fait le 15 et notre interlocuteur nous envoie gentiment bouler après le « c’est une dame qui est sdf ». On recompose le 15 et tombe sur un autre interlocuteur qui nous prend, enfin, au sérieux après notre « Une dame, la cinquantaine a fait une malaise, elle est inconsciente, on vient de la mettre en PLS (Position latérale de Sécurité) et on est au 103 rue St-Catherine.____________ ». En effet, le « point-barre » a permis de faire venir rapidement les secours.

Malgré une commerçante nous invitant cordialement à laisser la dame en galère (au sens propre comme figuré), malgré les gars blasés du 15 ne voulant pas l’emmener à l’hôpital (car plusieurs fois emmenée, plusieurs fois« évadée » contre avis médical), Sarah, Morgane, mon fils et moi décidons de faire le pied de grue pour être sûrs que cette dame insignifiante aux yeux de beaucoup soit prise en charge.

J’ai choisi de dire « non » à la survie en disant « oui » à la vie

Dans mon billet précédent, au nom de « l’intérêt » de mon fils, je devais choisir de stopper net le boulot (et métier) et accepter une opportunité aromatisée au cyanure. Si je refusais, on passerait en force (sic).

Illustration d'une proposition indécente

Définition d’une proposition indécente extraite du – Dico Illustré d’une présumée cas soc’

Ainsi, j’aurais pu mentir à moi-même, à mes aspirations, à la CAF et au Conseil Départemental de la Gironde en suivant le conseil de l’employée de ce même département.

J’aurais pu également tuer un projet professionnel construit de longue date. Par la même occasion, j’aurais troqué le risque de l’entrepreneuriat au bénéfice de celui du statut de fraudeuse. Pour faire court, mettre mon fils et moi dans la mouise pour mieux mourir socialement au nom de … euh … comment dire … Ah ! Vous aussi, vous avez mal à tête à chercher la cohérence de la proposition de cette assistante sociale incitant à la désocialisation ? 😉

Allez ! Passons-nous des paracétamols et autres astuces pour virer les maux de crâne.

J’ai fait le choix du risque de l’entrepreneuriat avec toutes les joyeusetés que cela implique :

  • Des clients, leur confiance et des projets que je n’aurais (peut-être) jamais eus à gérer
  • Un peu de sou-sous, une estime de soi, la possibilité d’être utile
  • Des loisirs, oui, ces modestes souvenirs qui donnent cette sensation de vie (vs survie)
  • Mais aussi des coups de pression, du stress, des menaces, des nuits blanches pour aboutir à un signalement. Il est effectivement difficile pour l’assistante sociale et ses acolytes de « bosser » avec une mère n’écoutant ni leurs précieux conseils, ni les préconisations médicales basées sur une erreur faute.

Bref, un nouveau choix m’était donné, afin de jouer la carte si tentante de la paix sociale.

J’ai choisi de dire « non » à la paix sociale en disant « oui » à l’avenir de mon fils

Pour avoir la paix, la vraie, j’ai répondu à la question suivante :

Illustration Choisir, mentir ou mourir
Et vous, que répondez-vous ?

 

Vous avez dit Insertion professionnelle et sociale ?

Ce que je peux dire du système d’insertion en France :

« Il m’a fait trop de bien pour en dire du mal.
Il m’a fait trop de mal pour en dire du bien. »
Pierre Corneille – Poésies

En juillet 1998, j’obtenais mon BAC :

Insertion sociale et professionnelle

Et Bac L Arts Plastiques, direction la fac d’Arts Plastiques …

Insertion sociale et professionnelle

+

Insertion sociale et professionnelle

+

Insertion sociale et professionnelle

=

Insertion sociale et professionnelle

Mais bon sang, mais c’est bien sûr !

Insertion sociale et professionnelle

Cela étant,

Insertion sociale et professionnelle

Watson avait raison 😉
Direction le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance)

Insertion sociale et professionnelle

ou plutôt

Insertion sociale et professionnelle

Insertion sociale et professionnelle

Sauf que pour atteindre cette fameuse stabilité et tout ce qui va avec …

Insertion sociale et professionnelle

Oui, c’est sûr, atteindre cette fameuse stabilité sera possible mais ce sera difficile.

Or

Insertion sociale et professionnelle

A chaque jour suffit sa peine, on va devoir procéder étape par étape.

Insertion sociale et professionnelle

Puis

Insertion sociale et professionnelle

Et grâce à une bonne dose de détermination, mon fils a un nounou, je peux bosser, passer le permis, acheter ma 1ère « titine », penser « projets & avenir », etc. bref, poser un lapin à la survie pour tracer ma route vers la vie.

Insertion sociale et professionnelle

Insertion sociale et professionnelle

Insertion sociale et professionnelle

Insertion sociale et professionnelle

* APRE : Aide Pour le Retour à l’Emploi
* ACCRE : Aide au Chômeur Créant ou Reprenant une Entreprise
* CFE : Centre de Formalité des Entreprises

Insertion sociale et professionnelle

Ouch ! Ça calme

Insertion sociale et professionnelle

En effet, il faut que je sois une « bonne » mère, perfusée aux aides sociales. Je serai, ainsi, disponible pour faire jouer avec mon fils au « Malade Imaginaire 2.0 ». Et surtout, je pourrai arrêter de travailler … parce que « Une maman solo qui travaille, c’est caca.»

Insertion sociale et professionnelle

D’autant que la proposition (indécente) est une aubaine ; l’assistante sociale me dit qu’on me paiera tout, ce n’est pas un problème, c’est le Conseil Général qui paie.

Insertion sociale et professionnelle

Conclusion : En 2013, lors d’un colloque sur l’insertion et du dispositif RSA, un conseiller général du département girondin affirmait : « Il faut que les acteurs de l’insertion sociale travaillent de concert et en cohérence avec les acteurs de l’insertion professionnelle ». C’est bien de le dire. Mais ce qui serait encore mieux, ce serait de sortir du mode « avion » et de passer aux actes. Ainsi, on pourra dire à volonté « nousdépensonsancompté » !.


NB : (Précision pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire) La « brillante » équipe éducative de l’école de mon fils avait tout faux : il n’était pas autiste mais a un Trouble de Déficit de l’Attention que leurs collègues et eux n’ont pas été fichus de déceler. Bref, il est actuellement au collège, malgré les peaux de bananes posées par certain-es. (en savoir + : découvrez mon dico 😉 )

Division : petite vadrouille dans les grandes embrouilles

Martin Luther-King disait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Mais qu’on sait qu’il est paradoxalement plus aisé de faire compliqué qu’on peut faire simple …
Et si l’on rajoute les « facilitateurs » de clivage et de division prêts à tout pour mieux régner, on peut dire qu’on est bien embrouillés dans la mélasse … ou pas. Vous allez comprendre pourquoi :

Hommes VS Femmes

Hommes : « Vous êtes des hystériques avec vos revendications de parité, d’égalité … »
Femmes : « Vous n’êtes que des machistes avec vos entêtements à garder le pouvoir, tout décider … »

homme-vs-femme

C’est cynique à dire mais les effets désastreux de ces antagonismes ne font pas de discriminations, ni d’inégalité envers les hommes et les femmes : Bref, tous perdants, au final.

Entrepreneurs VS Salariés

Salarié : « Salauds de patrons qui nous exploitez et qui vous en mettez plein les poches ! »
Entrepreneur : « Nous, on prend des risques, nous … pour créer de l’emploi ! Vous, trouillards, qui bénéficiez de toute la sécurité qu’on n’a pas ! »

C’est bête ; C’est même couillon car on a tous cette aspiration à gagner sa vie tout en souhaitant être utile ! … Peu importe le statut

Producteurs VS Consommateurs

Producteur : « Vous, consommateurs, vous foutez complètement qu’on se tue pour vous nourrir ! »
Consommateur : « Les producteurs nous nourrissent souvent avec de la m**** qui nous tue  ! »

illustration-producteurs-vs-consommateurs

On aime les bons produits et ça, ça n’a pas de prix. D’autant que perso j’ai adhéré à une initiative locale en ce sens … et je suis loin d’être la seule.

Boulot : Ceux qui en ont un VS Ceux qui en cherchent un

Celui en poste : « On paie pour les alloc’ de ces feignasses de chômeurs. »
Celui qui cherche : « Ceux qui ont un job sont des pleurnichards alors qu’on galère à trouver du taf. »

Illustration extraite du livre - Dico illustré d'une Présumée Cas Soc' -

Illustration extraite du livre – Dico illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés –

pendant que

illustration-stress-et-boulot

Illustration extraite du livre – Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés

Qu’on soit en poste ou en recherche d’emploi, on veut, tous, bosser dans de bonnes conditions.

Enseignants VS Parents

Enseignant : « Vous êtes démissionnaires, les parents. Vous n’éduquez pas bien vos enfants. »
Parent : « Vous êtes démissionnaires, les profs. Vous n’éduquez pas bien vos élèves. »

« Euh ! Et moi dans tout ça ! » se dit l’élève / enfant pendant que les adultes se déchirent tout en voulant conduire les bambins vers leur vie de citoyen / adulte

Urbains VS Ruraux

Urbains : « Toi, le rat des champs, qu’est-ce que tu te pleins ? Toi et tes vaches, ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré ? »
Ruraux : « Toi, le rat des villes, tu nous regardes de haut et on en a que pour toi, surtout toi le banlieusard. Tu captes toute l’attention des médias, des politiques, des subventions, …  Alors que, nous, quedalle ! »

Rat des villes Rat des champs

Dessin d’Arthur Rackham – 1912

Qu’on mène une vie trépidante urbaine ou une sereine « solitude » rurale, on aime la vie.
Qu’on mène une trépidante solitude urbaine ou une sereine trépidation rurale, on aime la vie.


Alors au lieu de se foutre sur la gueule, dites-vous ceci :

Notre galère et est la vôtre

Votre galère et est la nôtre

Crédit images ou icônes : Flaticon, Wikimédia

Conscience professionnelle sinon passe ton chemin

Conscience professionnelle : Soin que l’on porte à son travail, à faire son métier.
Définition de l’Internaute

Quand on n’aime pas son job …

Malheur à ceux qui « bénéficieront » du fruit du travail de ceux qui n’aiment pas (ou qui se foutent de) leur métier.

Embaucher une/des personne-s ne prenant pas les soins nécessaires à son boulot peut coûter cher, très cher : les 28 millions d’euros dépensés pour maintenir la Tour de Pise le démontrent.

Tour de Pise - CC - Photo de Saffron BLAZE

Tour de Pise – CC – Photo de Saffron BLAZE

Allergique au cynisme et à l’hypocrisie dus au manque de passion pour son métier ? Passez votre chemin.

Extrait Film Intouchables

Extrait Film Intouchables

ou encore

Extrait Film Intouchables

Extrait Film Intouchables

Au moins, ce 2ème candidat a le mérite d’être honnête !

Cela dit, les conséquences peuvent être dramatiques pour ceux qui « bénéficient » des fruits de ce travail (ex : maltraitance en maison de retraites, etc.). C’est destructeur également pour ceux qui ne savent pas passer leur chemin, loin du job qu’ils n’aiment pas (dépression, burn-out,…).

Quand on kiffe son métier …

Heureux sont ceux qui aiment leur job et ceux qui bénéficient du fruit de leur passion.

Des pros du graphisme lors des Abilympics 2016

Ici des professionnels passionnés lors des Abilympics 2016 démontrant les propos de Denis DIDEROT : « Il faut être enthousiaste de son métier pour y exceller.« 

On a (presque) tous un-e prof ou un-e instit’ dont on se souvient toute sa vie.

Robin Williams

Robin Williams alias Mr Keating dans – Le cercle des poètes disparus – Photo CC via Eva Rinaldi

Ok, celles et ceux qui aiment leur job ne sont pas majoritaires (c’est peu dire, environ 42%).
D’ailleurs, j’ai galéré pour vous trouver des exemples connus de celles et ceux qui aiment leur boulot et qui, par voie de conséquences, font preuve de conscience professionnelle.

Néanmoins, Gandhi ne dit-il pas qu’un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ?
Alors, regardons bien autour de soi : ces gens heureux dans le job, il y en a bien plus qu’on ne le pense.
Certain-es ont même troqué la « sécurité » de l’emploi la source de pognon alias une belle carotte contre la sécurité de leur bonheur.
Ainsi, beaucoup de gens ont quitté, in-volontairement, leur job (ou les conditions de travail) afin de ne pas se faire carotter leur bonheur : ils font, enfin, le job qu’ils aiment … et qui leur rapporte bien plus qu’il ne leur en coûte.

Et, pour vous, votre métier vous rapporte-t-il plus qu’il ne vous en coûte ?

 

Bienvenue à 2016

Bonne année 2016

Et voilà, nous y sommes : bienvenue à 2016. Comme chaque début d’année, arrivent les fameuses bonnes résolutions. Souvent, c’est l’heure des nouveautés, des changements dont on aspire, des projets que l’on souhaite réaliser ou d’anciennes résolutions que l’on a pas tenues les années précédentes.

Bref, pendant 1 à 2 semaines, nous aurons droit à des « J’arrête de … » ou des « Je commence à … » en passant par des « Je décide de … ». Qu’à cela ne tienne, je vous souhaite d’aller là où vous l’avez décidé.

« La logique vous mènera de A à B. L’imagination vous mènera partout. » Albert Einstein

Belle année 2016 à vous.