Si toi aussi, tu es blindé.e de préjugés …

Comme vous l’aurez compris, j’ai écrit un dico, celui d’une présumée cas soc’ : soit une compilation en haute définition des « joyeusetés » apportées par les préjugés.

Penchons-nous alors sur le préjugé : il naît de l’ignorance totale ou partielle. Et quand on ne connaît pas ou peu, on a peur.

Justement la peur : pour affronter la vie, nous sommes de plus en plus à nous y réfugier.
Autant la peur fait partie de l’instinct de survie : sinon, on aurait été tous mangés par des animaux sauvages ou on aurait mangé des accidents bien graves. Toutefois, pourquoi en faire un refuge ?
Alors voici 4 raisons pour lesquelles je me pose des questions.

1 . Car les idées reçues peuvent nous rendre ridicule en public

Mercredi  15 mars 2017 : Entre ce moment où j’ai récupéré mon fils du sport et celui où on avait un rendez-vous médical, j’ai décidé de faire une course express dans un hyper du coin. Après y avoir croisé 2 jeunes bénévoles tractant pour une asso de clowns œuvrant dans les hôpitaux, on y a croisé un client du magasin, à la caisse :

– Ce monsieur : « Beh ! Je travaille pas à Auchan, moi »

– L’hôtesse de caisse : « Je vous demande juste de mettre la barre pour savoir où s’arrêtent vos achats, c’est tout »

– Le monsieur : « Vous avez qu’à demander à l’assistée de le faire, qu’est-ce que vous m’embêtez là »

– L’hôtesse de caisse : « … »

– Le même monsieur en ma direction : « Oui, vous là, l’assistée ! Z’avez qu’à mettre la barre là »

– Moi : « Euh ! C’est à moi que vous parlez comme ça !!! D’une chose l’une, d’où vous m’agressez et … »

– Le monsieur : « Ouais ! Toi là ! Tu verras dans 2 mois ! Dehors ! … »

– L’hôtesse de caisse : « Mais monsieur … »

– Le monsieur : « Elle fera moins la maligne dans 2 mois, la négresse, espèce d’assistée … »

– Mon fils : « C’est quoi son problème ?  »

Le gars, il a un souci, je crois, non ? Cela dit, il aurait pu être dans une position plus ridicule que celui qui suit.

2 . Car les a priori peuvent nous faire perdre notre latin et notre orthographe

Effectivement, des personnes enfermées dans le si douillet refuge qu’est la peur sont susceptibles d’être larguées : socialement, moralement, … et linguistiquement !

Euh ! Quel rapport avec la langue de Molière, vous me direz ? Sans plus attendre, démonstration avec Jean Louis, fâché avec le fait qu’Abdelghani  Merah, l’ainé de la fratie de M. Merah, ait effectué une marche contre l’intégrisme religieux.

Capture d'écran d'une conversation sur Facebook concernant la marche Abdelghani Merah

Capture d’écran d’une conversation sur Facebook autour cette marche

CQFD ou ce fut l’histoire d’un mec qui, fâché avec lui-même (donc avec quasi tout le monde) s’en retrouva fauché intellectuellement et orthographiquement !

De plus, Jean Louis en a perdu sa lucidité car quand on sait qu’Abdelghani  Merah a eu les tripes de rompre avec sa famille à la dérive, de filmer en caméra cachée sa sœur, Souad, tombée elle aussi dans l’intégrisme afin de la dénoncer, … Ouais, il faudrait trouver une bonne explication pour justifier les propos de Jean Louis, fâché et fauché par ses a-priori.

3 . Car nos préjugés issus de nos peurs (et vice-versa) sont une vraie prison

Comme dit précédemment via quelques articles postés où j’ai partagé les péripéties scolaires de mon fils, j’ai développé une crainte, pour ne pas dire pétoche, envers l’institution éducative … à tort et à raison.

A raison car personne ne pourra justifier la normalité du harcèlement scolaire, de la passivité de quelques agents de l’Éducation nationale en collusion avec des parents démissionnaires et/ou avec des serviteurs de la mission publique et sociale.

A tort car il existe ces irréductibles agents qui résistent encore et toujours à la sirène du dogmatisme … et des préjugés ; Leur potion magique ? La passion du métier et leur conscience professionnelle.

En effet, lors de la réunion pour la mise en place du plan d’accueil personnalisé (PAI) afin de prendre en compte les soucis d’attention de mon fils, l’équipe pédagogique a fait un bel hommage à l’étymologie du mot « pédagogie » qui mentionne le mot grec « enfant » : D’ailleurs, le bonhomme étant le premier concerné par le PAI, il y a été présent et a eu droit à la parole et à l’écoute.

Loin des bégaiements stériles et lucratifs de leurs homologues rencontrés auparavant tels que ceux « œuvrant » en AEMO, ils ont fait le job et pas seulement. En reprenant les termes de la conseillère principale d’éducation (CPE), mon fils est un élève au collège L.L.

NB : je vous citerais bien le nom de ce collège seulement, je préfère protéger mon fils qui a obtenu une dérogation pour le protéger et l’éloigner de gamins à la dérive.

Bref, l’entrée de mon fils dans ce collège nous a fait passer de ça

à ça

Bref, à l’équipe de ce collège : MERCI

4 . Car les idées préconçues aboutissent à des quiproquos humiliants

Dans la raison n°1 de ce billet, j’étais, selon le monsieur énervé de la vie, une négresse assistée qui allait dégager à mon territoire d’origine :

  • Le ventre de ma mère ? Sauf que mes 1,70 m bien entamés vont avoir du mal à s’y réinstaller et pas sûre que ma mère soit d’accord.
  • Ou alors Pessac (33 – Gironde), ma ville natale ? Pourquoi pas ? Ça fait désormais 13 mois que mon bailleur actuel m’a expliqué que ma demande de mutation allait être traitée en urgence : Soit une démarche qui prendrait 3 à 4 mois environ.

En effet, suite à une violente agression à domicile, fruit de l’exportation des violences scolaires hors des murs de l’école, j’ai décidé de divorcer avec la vie d’habitante d’une commune qui m’écœure ;

Oui Floirac, cette commune qui a accueilli, dimanche 19 mars, le tournage d’un clip du rappeur Fianso ou Sofiane ; Seulement l’événement est parti en cacahuète, bisbilles entre spectateurs, jets de cailloux et autres projectiles, le tout suivi d’une intervention policière.

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 1/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 1/3

Jusqu’ici, tout va bien …

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 2/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 2/3

Jusqu’ici, tout va (presque) bien …

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d'écran Facebook) 3/3

Le tournage du clip de Sofiane en commentaires (capture d’écran Facebook) 3/3

Le plus dur n’est pas la chute, mais l’atterrissage

Ou comment en 4 jours, je suis passée de « négresse assistée » à « connasse susceptible de voter FN » car n’étant pas d’accord avec des filles jouant les victimes exagérées de la société et de la police. Dont acte !

Entre nous, les yeux dans les yeux, cas soc’ ou pas, présumé cas soc’ ou pas, on est tous atteints de « préjugé-ite » plus ou moins grave. Pour en réduire efficacement les symptômes, mieux vaut apprendre à ouvrir les yeux … de la raison, n’est-ce pas ?

Lettre à la mère que j’étais, il y a 10 ans

ou cette période où je fais la p… : oui, oui ! Vous devinez parfaitement le mot qui se cache derrière ces petits points. Le mot est peut-être fort, j’en conçois. Mais, de temps en temps, appeler un chat un chat est franchement bon pour la santé. Comme l’a fait une autre maman-blogueuse, je m’adresse aujourd’hui à la mère que j’étais il y a 10 ans.

lien mère et fils

Chère idiote,

Janvier 2007, tu ne t’en rendais pas compte mais tu foutais la vie de ton fils en l’air : ni plus, ni moins !

5 mois auparavant, tu emménageais dans un nouvel appart’ où, enfin, ton fils avait sa chambre, de la place pour jouer, une baignoire pour patauger et pour balarguer de l’eau dans la salle de bain. Et toi, tu avais, enfin, de quoi installer un vrai coin bureau pour poser ton ordi et pour bûcher les cours. Ouais ! On était mieux installés que dans un T1 bis, c’est sûr.

Néanmoins, un foutu petit bémol a surgi : ton bailleur a prélevé le loyer plein-pot, sans déduire les APL que la CAF lui a versées et hors de question de te rembourser le trop-perçu. Alors avec moins de 100 balles pour survivre pendant un mois, t’as sollicité l’aide d’une assistante sociale… qui a remis en cause ta situation de galérienne pour ne se focaliser que sur ton fils qui cavalait beaucoup dans son bureau.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

1 mois plutard, tu recevais la visite d’une autre assistante sociale qui voulait te faire part de son inquiétude : selon elle, ton fils était en danger vu qu’il bougeait trop et qu’il ne parlait pas encore correctement. Bref, c’est carrément pas normal et la MDSI (Maison Départementale de la Solidarité et d’Insertion) allait te suivre de très près, plus assidûment que des twittos qui te follow. Pourtant, à la crèche, on t’a dit qu’il ne fallait pas trop paniquer : Chaque enfant est unique et évolue à son rythme sans suivre à la lettre celui des bouquins de puériculture (qui veut dire étymologiquement « élevage d’enfant »). Le conseil de l’équipe de la crèche : un test auditif et des consult’ auprès d’un.e orthophoniste voire auprès d’un.e pédopsy.  Ça l’aidera pour son entrée en maternelle, prévue pour septembre 2007.

Or la MDSI t’a orientée vers le CMP (centre médico-psychologique), avec insistance puisque c’est gratos. Et puis, ça t’arrangeait car ta mutuelle étudiante était pénible pour te rembourser rapidement et/ ou correctement !

Alors t’as suivi ses instructions. Au CMP, on t’a dit qu’on ferait une batterie de consult’ pour établir un bilan : bilan qui abouterait à une recommandation adéquate à la situation du bonhomme.

4 consult’ plus tard, le fameux bilan n’ayant toujours pas eu lieu, une autre assistante sociale (encore) t’a convoqué à la MDSI pour … te faire remplir et signer une demande d’orientation, à temps plein, dans un ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique) auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Tu t’es dit : «  Pourquoi acter une orientation en établissement spécialisé alors que je n’ai pas eu de bilan définissant les soucis à régler ? ». D’un « C’est pour mieux anticiper les choses car la MDPH est très … très … très lente pour traiter les dossiers ? », ta légitime question a eu sa réponse. Bref, pas très pédagogique, l’explication de cette assistante sociale. Pas rassurant non plus. La situation ressemblant  à ceci :

Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt

On t’a promis la lune et tu as regardé le doigt de la promesse d’une scolarité meilleure pour ton fils. Malgré tes googlisations sur tous les acronymes (CMP, MDPH, ITEP, …) pour dissiper tes doutes et tes questions sans réponse, tu as foncé tête baissée dans un engrenage fou qui impactera ta vie et celle de ton fils, 10 ans après.

Ce qui est ballot est que toi qui ne signais jamais quelconque contrat sans avoir lu les petites lignes écrites avec une typo illisible et une taille de police à 4 points, tu as acté une orientation « médicale » promettant une mise à l’écart de ton fils du système scolaire… sans avoir de bilan et de diagnostic. Un comble pour toi qui obtiendras,  dans quelques mois, ton BTS en com’ où la stratégie est de mise. Eh ! Oui, le b.a. –ba du communicant est d’établir un bilan et un diagnostic, avant de définir une stratégie de com’.

Soit t’es fort.e, soit t’es mort.e

Tu me dirais que je semble un peu dure vis-à-vis de toi, la mère que tu étais en ces jours de janvier 2007. Vous aussi, lectrices et lecteurs, je vous imagine en train de vous dire « Ouch ! ». Je comprends mais je poursuis ma missive ;

Car c’est dur de constater aujourd’hui que ton fils a mangé, dégusté et absorbé des coups, au sens propre comme au sens figuré. Même si tu t’es réveillée en 2011 pour sortir ton fils de cet ITEP pour lui faire intégrer l’école, l’entrée y a été tout sauf simple. Puis, entendre ton fils unique me dire désormais : «  On a abîmé mon enfance » ; Et moi de batailler pour son présent et son avenir, malgré un diagnostic volontairement erroné d’autisme et de déficience intellectuelle, l’entêtement de tes interlocuteurs ne voulant pas reconnaître leurs torts, un signalement, une AEMO (oui encore un acronyme voulant dire – Assistance Éducative en Milieu Ouvert), …

Justement, dans 9 ans, en ce 25 janvier 2016, le service d’AEMO, en collusion avec l’ancienne école primaire de ton loupiot, tentera, pour la énième fois, de faire avaler au juge pour enfant que ton fils est dans le spectre autistique, qu’il n’a pas sa place à l’école et qu’il doit être placé vu que la mère ne collabore pas, tant qu’à faire.

« Marrant » quand on sait qu’en juillet 2014, le CHU de Bordeaux a établi clairement que l’autisme était écarté, que la déficience intellectuelle aussi et que ton fils a un trouble de l’attention. « Hilarant » aussi quand on sait que ce « service » éducatif a été mis au courant dès l’établissement du vrai diagnostic, bilan écrit à l’appui. Je ne te raconte pas la tête de la juge lorsqu’elle comprendra le flagrant délit de nombreux mensonges. Entre autres, on avait tenté d’imposer une AVS individuelle pour … « empêcher » ton fils d’être frappé, insulté et accusé de toutes les rumeurs imaginables. Tu as déposé une demande à la MDPH, malgré le ridicule et l’inefficience de cette demande qui a été purement et logiquement refusée. Pourtant le service AEMO a eu le bagou de dire «  La mère non coopérante n’a pas déposé de demande comme on lui a préconisé ». Ces professionnels de l’éducation ont été inévitablement virés par la juge …

… qui a, néanmoins, nommé un nouveau « service » AEMO du même acabit que le précédent jusqu’à la fin de la mesure qui n’a de fin qu’en théorie.

Enfin bref, la connerie que tu as faite en 2007 t’apprendra ceci :

« Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort est ta seule option ».
Bob Marley

Et franchement à toi qui as fait la p… auprès des services sociaux pour avoir la « paix sociale » avec eux : j’ai aussi envie de te remercier !

Car, aujourd’hui, j’ai choisi de vivre. Ton fils poursuit sa vie : entre autres, il est dans un collège bordelais avec une équipe bienveillante, sensée et, surtout, humaine.

Signé toi dans 10 ans et qui as bien appris


Alors, chers lectrices et lecteurs, pensez-vous vraiment que j’ai été dure envers cette mère de 26 ans qui pensait bien faire ?

Division : petite vadrouille dans les grandes embrouilles

Martin Luther-King disait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Mais qu’on sait qu’il est paradoxalement plus aisé de faire compliqué qu’on peut faire simple …
Et si l’on rajoute les « facilitateurs » de clivage et de division prêts à tout pour mieux régner, on peut dire qu’on est bien embrouillés dans la mélasse … ou pas. Vous allez comprendre pourquoi :

Hommes VS Femmes

Hommes : « Vous êtes des hystériques avec vos revendications de parité, d’égalité … »
Femmes : « Vous n’êtes que des machistes avec vos entêtements à garder le pouvoir, tout décider … »

homme-vs-femme

C’est cynique à dire mais les effets désastreux de ces antagonismes ne font pas de discriminations, ni d’inégalité envers les hommes et les femmes : Bref, tous perdants, au final.

Entrepreneurs VS Salariés

Salarié : « Salauds de patrons qui nous exploitez et qui vous en mettez plein les poches ! »
Entrepreneur : « Nous, on prend des risques, nous … pour créer de l’emploi ! Vous, trouillards, qui bénéficiez de toute la sécurité qu’on n’a pas ! »

C’est bête ; C’est même couillon car on a tous cette aspiration à gagner sa vie tout en souhaitant être utile ! … Peu importe le statut

Producteurs VS Consommateurs

Producteur : « Vous, consommateurs, vous foutez complètement qu’on se tue pour vous nourrir ! »
Consommateur : « Les producteurs nous nourrissent souvent avec de la m**** qui nous tue  ! »

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On aime les bons produits et ça, ça n’a pas de prix. D’autant que perso j’ai adhéré à une initiative locale en ce sens … et je suis loin d’être la seule.

Boulot : Ceux qui en ont un VS Ceux qui en cherchent un

Celui en poste : « On paie pour les alloc’ de ces feignasses de chômeurs. »
Celui qui cherche : « Ceux qui ont un job sont des pleurnichards alors qu’on galère à trouver du taf. »

Illustration extraite du livre - Dico illustré d'une Présumée Cas Soc' -

Illustration extraite du livre – Dico illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés –

pendant que

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Illustration extraite du livre – Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’ – Alice Diotie – Tous Droits Réservés

Qu’on soit en poste ou en recherche d’emploi, on veut, tous, bosser dans de bonnes conditions.

Enseignants VS Parents

Enseignant : « Vous êtes démissionnaires, les parents. Vous n’éduquez pas bien vos enfants. »
Parent : « Vous êtes démissionnaires, les profs. Vous n’éduquez pas bien vos élèves. »

« Euh ! Et moi dans tout ça ! » se dit l’élève / enfant pendant que les adultes se déchirent tout en voulant conduire les bambins vers leur vie de citoyen / adulte

Urbains VS Ruraux

Urbains : « Toi, le rat des champs, qu’est-ce que tu te pleins ? Toi et tes vaches, ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré ? »
Ruraux : « Toi, le rat des villes, tu nous regardes de haut et on en a que pour toi, surtout toi le banlieusard. Tu captes toute l’attention des médias, des politiques, des subventions, …  Alors que, nous, quedalle ! »

Rat des villes Rat des champs

Dessin d’Arthur Rackham – 1912

Qu’on mène une vie trépidante urbaine ou une sereine « solitude » rurale, on aime la vie.
Qu’on mène une trépidante solitude urbaine ou une sereine trépidation rurale, on aime la vie.


Alors au lieu de se foutre sur la gueule, dites-vous ceci :

Notre galère et est la vôtre

Votre galère et est la nôtre

Crédit images ou icônes : Flaticon, Wikimédia

4 fantastiques raisons d’aimer la patience

4 mois de silence pour ces raisons : 3 boulots, 2 boulets, 1 bel événement pour 0 raison de douter. La vie est belle avec son meilleur, en dépit de son pire.

4 jours de mise en page loin d’une mise en cage

C’est le temps passé pour avoir mis en page la version papier de mon livre qui a amené du bon, ses belles rencontres et témoignages inoubliables ;

TEDx-Bordeaux_Alice_DIOTIE

En remerciant Guillaume Lefèvre – www.punchmemory.com – et toute l’équipe de TEDx Bordeaux

4 mois d’impression de jouer à Jumanji

PV agression

Suite « logique » à d’autres événements

Il y a eu aussi du « moins bon » : les menaces et représailles qui vont avec. En fait, -du moins- entre guillemet car comme les agriculteurs, j’ai appris qu’on peut prendre la m**** pour en faire de l’engrais. Bref, prochaine étape de cette partie de Jumanji, un déménagement bienvenu vers un environnement plus vert.

4 ans de bêtise humaine

De 2012 jusqu’il y a 2 mois, des crétins aussi sourds que ce monsieur

Non, je ne veux pas entendre

Jim Carey dans Dumd and Dumber

ont voulu enfermé mon drôle dans une vie moins drôle : du moins une non-vie teintée d’absence de scolarité, tentative de placement sous couvert d’un diagnostic médical bidon au coût qui l’est moins (120 000 euros pour la sécu + env. 20 000 euros de frais de justice, sans compter les à-côtés). Bref, les péripéties d’un gamin ont mis en lumière la bêtise déterminée d’une poignée de « professionnels » non déterminants pour le monde de l’Éducation et celui de la santé. En effet, selon eux, le drôle aurait dû se ramasser comme un rien, dès le CP, en ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter, etc.

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En effet ! il aurait dû se vautrer avant le CM2

Malgré les boulets destructeurs, le loupiot se construit dans son projet de bosser, plus tard, dans les Travaux Publics. (en remerciant les derniers Abilympics dont j’en dirai plus lors du prochain billet)

4 décennies debout

… Enfin presque car j’ai quasiment 36 ans ;). Cela dit, j’ai bientôt passé 4 décennies d’existence à croiser en chemin de belles personnes et aussi des irresponsables aux (in)actions bien laides.

C’est aussi un temps pour constater que certains se gargarisent de petites phrases et / ou des actions pour se sentir moins petit.

C’est surtout un temps à constater que cette minorité de « certains » fait autant de bruit que du vent. Elle fait plus de bruit qu’une majorité qui , elle, agit et demeure debout jour et nuit;

On pourrait croire que je m’adresse aux responsables politiques français dont on déplore l’absence d’actions concrètes et constructives depuis ces 4 dernières  décennies. En fait oui et non ! Non car il est trop facile de se défausser sur ces êtres humains comme vous et moi.

En fait, je m’adresse particulièrement aux adeptes de l’idéologie, l’inertie et de l’ignorance.

Et, pour en finir, un petit jeu qui peut prendre 4 jours, 4 mois, 4 ans ou 4 décennies :

Prenez deux principes de vie « dogmatisme » et «  pragmatisme ».

Mettez-les en miroir

De ces deux principes, lequel réfléchit le mieux ?

École publique REP : école républicaine ?

« Après les attentats de Janvier 2015, tout le monde s’est tourné vers l’École. […]. Comment faire en sorte d’éduquer nos enfants, pour que certains ne finissent pas par tomber dans la radicalisation et le terrorisme ? « 

Emission-Mme-N-Vallaud-Belkacem-Supplement24-01-16-Canal+

Mme la Ministre de l’Éducation Nationale – Supplément du 24 janvier 2016 sur Canal +

Bonne question de Madame la Ministre, Najat Vallaud-Belkacem. En effet, lorsqu’on connaît le parcours de cette dame, on se dit que l’école républicaine peut emmener nos gosses vers la citoyenneté et un avenir solide. Mais qu’on sait ce qui suit, dans une école REP que fréquente mon fils, on peut se poser la même question que notre ministre.


Zéro (de conduite) : jadis, on donnait ce titre honorifique pour des mauvais comportements, notamment dans l’enceinte d’une école. C’est pourquoi, je vous propose une petite devinette après la lecture de ce courrier adressé, un jour de janvier 2015, à des professionnels de l’éducation.

NON MERCI POUR CES MOMENTS INCOHÉRENTS

« Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou. » Albert Camus – Extrait des Carnets.

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. » Albert Camus – Extraits de Le mythe de Sisyphe.

Chers acteurs de l’Éducation Nationale de l’école A. Camus de Floirac,

Le 22 janvier 2015, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, nous présentait un ensemble de mesures, afin que l’École se (re)mobilise autour des valeurs républicaines. En effet, l’institution qu’est l’École est, sans aucun doute, un révélateur de notre société. Suite aux événements tragiques du 7, 8 et 9 janvier 2015, une minute de silence a été organisée dans toutes les écoles de France, au lendemain des assassinats de Frédéric, technicien d’entretien, de journalistes, dessinateurs (dont Cabu de mon enfance) et collaborateurs du journal Charlie Hebdo et d’Ahmed, policier. Et comme je le disais précédemment, l’École française est bel et bien un révélateur de la société française.

Autant cette minute de silence s’est déroulée avec dignité dans la majorité de 64000 établissements scolaires, il ne faut pas nier les quelques 200 incidents (chiffres officiels) prouvant un gros malaise. Je parle de chiffres officiels car, dans votre établissement, des incidents sont survenus pendant ce moment de recueillement et de rassemblement dans ce lieu qu’est l’École de la République. Seulement, aux dires d’une élue de la commune, tout s’est bien déroulé comme dans le meilleur des mondes, dans le secteur de Floirac Dravemont.

Alors que mon fils et 5 autres de ses concitoyens se recueillaient avec des sentiments mêlés de consternation, d’incompréhension et de peur face au fléau du terrorisme, certains de leurs voisins et, accessoirement, concitoyens se donnaient à cœur joie avec du brouhaha, des « Ouais, c’est bien ce qu’ils font. », « Quand je serai grand, j’aimerais être comme eux. » et d’un prometteur « J’espère qu’ils attaqueront d’autres dessinateurs.». Ce florilège de joyeusetés dont les effets provoquent tout sauf le rire fut interrompu brièvement par une institutrice d’un « Vous pouvez arrêter » avant de s’entendre rétorquer d’un « Oh, c’est bon ! ». Et c’est ainsi ce manque de respect fut relayé à la directrice de l’établissement qui résolut ce problème par « 10 minutes au coin ».

Chers promoteurs de l’École républicaine certes située dans une ZEP nouvellement qualifiée de REP mais une institution de la nation avec un « I » majuscule, « Bravo » pour cette réponse ferme, pédagogique et éducative qui n’a pas franchement convaincu mon fils et les 5  autres témoins de cette scène d’apologie au terrorisme (appelons un chat, un chat). « Bravo » car l’inefficacité de la réponse de l’autorité éducative a amené des questionnements légitimes d’enfants exprimés par des « Qu’est-ce qu’il vous prend de dire ça ? » et des « Non, mais ils sont malades ! » en direction de groupe d’élèves qui n’avaient que des « Ta gueule » en guise d’explication. Faute d’avoir une réponse rassurante face à ces incidents, une des élèves témoins a alors adressé ses interrogations à une personne peut-être plus à même de la rassurer : à savoir une institutrice ; et … rien, le néant, aucune réponse à son « Mais pourquoi ils ont dit ça ? ». Ainsi les élèves interloqués par les intrigantes déclarations d’autres en sont restés là car résignés par de l’inertie des représentants de l’autorité ; en même temps, pourquoi réagiraient-il et agiraient-il sur cette minorité de concitoyens contestataires ? Ces mêmes concitoyens qui frappent, insultent et menacent autrui en quasi-totale impunité car, en réponse, « on » résout également ces problèmes par des …« 10 minutes au coin » ;

C’est pourquoi chers « co-éducateurs » de futurs adultes citoyens français, non merci pour ces moments incohérents régis peut-être par la règle du « Pas de vague ». Merci d’avance de vous (re)mobiliser autour des valeurs républicaines qui feront que la génération de mon fils puisse vivre en réelle liberté, égalité et surtout en sincère fraternité.

D’autant que je suis amplement convaincue de votre aptitude à agir concrètement : souvenez-vous par exemple comment l’équipe éducative de votre établissement s’est mobilisée à coup de sommations, nombreux appels téléphoniques, lettres et réunions le tout ponctué d’un signalement auprès du procureur de la République, afin d’envoyer (sans succès) un de vos élèves vers un IME, ITEP ou autre établissement spécialisé car vous étiez persuadés (à tort) qu’il était atteint d’une forme d’autisme et de déficience intellectuelle. Souvenez-vous comment votre ancienne psychologue scolaire s’est mobilisée en réunissant tous les enfants de l’école pour leur dire (citant les propos d’une élève) « Cet élève est fait pour un établissement spécial pour attardé mental ». Souvenez-vous comment vous étiez aptes à vous mobiliser pour un autre élève qui subissait les coups, menaces et insultes commis par les mêmes contestataires cités précédemment … en faisant injection à sa mère de retirer son enfant de la cantine (Ainsi en excluant la victime, vous auriez résolu le problème causé par d’autres).

Oui, je suis sûre, vous pouvez vous mobiliser, vous remobiliser et vous (sur)mobiliser.

Alors mobilisez-vous, chers enseignants de l’école A. Camus après avoir attentivement lu et compris l’ensemble des mesures qui, malheureusement, auront dû attendre de prendre de l’importance après les agissements de 3 pauvres débiles meurtriers (Je reste polie car mes parents et mes anciens enseignants ont fait le job pour que je puisse me contenir au possible dans mes propos).

Enfin, le dimanche 4 janvier dernier, j’écoutais l’interview d’Esther Duflo, une économiste française. Elle intervenait naturellement sur le sujet de l’économie et expliquait qu’elle combattait les 3 « I » dans le cadre de la lutte contre la pauvreté : Idéologie, Inertie et Ignorance. Puis 3 jours plutard, je me suis rendue compte que ces 3 « I » étaient également à combattre dans le cadre de l’Éducation et de la Citoyenneté, afin de prévenir le fléau de la barbarie et celui de la connerie (désolé, mais là encore appelons un chat un chat).

Alors que nous (enseignants, parents, enfants, nos élus représentants, etc.) sommes tous actuellement dans la remise en question salvatrice de nos valeurs et notre identité humaine, sachez que faire une erreur n’est pas une connerie. La vraie connerie est de nier l’erreur et ses leçons constructives qui vont avec.

En vous remerciant d’avance, chers « co-éducateurs » de l’école A. Camus,

Une maman floiracaise qui vous fait entièrement confiance, à partir du moment où le bon sens sera du mise.

Chose promise, chose due, la devinette :

NB : inutile d’aller sur Google pour lui poser la question, il vous dira « Bon courage ».

Tu sais que tu habites à Floirac quand …

Harcèlement et violences scolaires :

Harcelement-scolaire

Quand ton fils subit et est témoin de violences, sous le silence étrange de l’équipe éducative.
En juin 2014, un des camarades a tenté de se suicider, dans l’enceinte de l’école A. Camus. Il a saisi un couteau qu’il venait de prendre dans le réfectoire afin de se l’enfoncer dans le cœur. Pourquoi ? Il n’en pouvait plus des coups et des insultes quasi-quotidiens. Il était surtout désabusé par l’apathie, voire la complaisance des adultes encadrants de son établissement scolaire.

Violences urbaines :

Quand tu marches le 1er janvier dans de la mousse dispersée sur le parking de ta résidence. Cette mousse ? Il s’agit de l’eau savonneuse qu’ont utilisée les pompiers pour éteindre un véhicule incendié, sous l’œil « bienveillant » d’une caméra de vidéosurveillance fraîchement installée par la mairie. On peut dire que le passage à 2016 a été bien fêté : pneus d’autres véhicules crevés, tous les abribus du terminus du tram A complètement éclatés, etc. 11 jours plutard, tu prends ta voiture pour partir au boulot, un peu fatiguée malgré tes 2 mugs de café. C’est finalement le joint longeant la vitre côté passager qui te réveille définitivement pour la journée. On a tenté de le lever pour entrer (par effraction) dans ton véhicule pour le visiter ou pour le voler. Alors si toi aussi, tu as du mal à émerger de ton sommeil à 7 heures avant de prendre le volant, ce type de réveil est tout indiqué.

Préjugés :

Quand tu collectionnes les quolibets douteux du type « Ah bon, vous lisez ?! » ou des charmantes remarques comme « Attention à la cagnotte pour acheter la nouvelle cafetière ! Hein Alice, vu que tu vis sur Floirac Dravemont » de la part de collègues qui « plaisantent » sur le fait que tu es devenue une voleuse potentielle, par ton lieu de résidence.
Sinon c’est quand ton fils rentre de l’école et te dit que l’institutrice a fustigé toute la classe en disant que :
« Vous êtes tous des enfants à l’abandon dehors, vous passez votre temps à jouer aux jeux vidéo, à garder vos nombreux frères et sœurs et vous ne faites jamais vos devoirs ».
Euh ! Chère Mme Triballeau, vous avez trop abusé de la télé.

Environnement exceptionnel :

Quand tu enchaînes les avantages d’un cadre de vie agréable et chaleureux.

Ambiance-chaleureuse-de-Floirac-33270

Santé :

Quand la Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI) de Floirac a les moyens de faire dépenser pas moins de 120 000 euros, via l’assurance maladie, pour un autisme imaginaire de ton fils. Et que cette structure porte bien son nom : elle a su se montrer solidaire avec l’établissement socio-médical qui a bénéficié du pactole. « Si cet établissement a produit des fausses déclarations sur certificats médicaux, c’est de votre faute». C’est par ces propos que ta MDSI tentera de protéger ces collègues faussaires tout en t’envoyer au tribunal, via un signalement, afin de t’occuper et te faire déguster pour avoir eu l’indélicatesse de briser la loi du silence.

Conseil-Departemental-Gironde-MDSI-Floirac

Dessin extrait du Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’

Verre à moitié plein :

Quand tu galères pour trouver des points positifs à vivre dans cette commune à Z (ZSP, ZUS, ZUP, …), à part vivre avec ce principe « Ce qui ne tue pas rend plus fort » et d’en sortir un livre.

En résumé,

FLOIRAC-MA-VILLE ... ou pas

7 illustrations sur l’hypocrisie

et l’absurdité qui va avec !

La pire des hypocrisies n’est pas celle envers les autres mais celle envers soi-même.

1. Le travail du dimanche

Illustration travail du dimanche

2. Éducation

« Celui qui a la prétention d’enseigner ne doit jamais cesser d’apprendre » – John C. Dana

Illustration enseigner apprendre éducation

3. Notre réaction face à une agression

Reaction face a agression

4. L’accès à la culture

Illustration acces culture

5. La lutte contre l’exclusion sociale

Il y en a qui ont la vocation, le sens humain et du bon sens pour faire ce métier mais il y a les autres …

Lutte exclusion sociale

6. Le racisme et autres discriminations

Qui n’a pas dit et/ou entendu ce fameux « Je ne suis pas raciste mais … » ?

Illustration racisme

7. Le drapeau français, valeur refuge depuis les attentats

Quand on revendique la citoyenneté française, on prend tout ce qui va avec : le drapeau mais aussi la devise, dans son intégralité … pas à la carte, etc.

Illustration citoyennete france