J’ai choisi de dire « non » en disant « oui » …

“Il faut choisir, mourir ou mentir.” Louis-Ferdinand Céline

J’ai choisi de dire « non » à la non-assistance en disant « oui » à ma conscience

Ce Mercredi 14 décembre, j’avais décidé d’emmener mon loupiot voir Rogue One (le fameux épisode 3 et ½  de Star Wars). J’impose une pause à ma to-do-list de travail et j’embarque le jeune padawan à la sortie des cours. Histoire de bien creuser nos estomacs pour s’empiffrer de bêtises (bah oui ! j’avais des coupons promotionnels pour une enseigne de fast-food se revendiquant d’avoir meilleur goût que son concurrent où on peut venir comme nous sommes), on profite du soleil en traversant le Pont de Pierre bordelais à pied. On coupe par la rue St-Catherine (St-Cath’ pour les intimes).

Et là,

Quadripode Star Wars

Programme d’un mercredi-détente stoppé net. Une dame par terre, le visage collé au sol. De nombreux passants se passent d’attention envers cette dame en détresse. Juste 2 jeunes femmes, Sarah et Morgane, se tiennent au côté de ce corps inerte, insignifiant car celui d’une sans-abri couché à côté de quelques pièces rouges, une petite bouteille d’eau et un modeste sachet de cookies.

Impossible de tracer notre route et de jouer la passante indifférente. Et puis, mon fils est interpellé de voir cette dame au sol : Imaginez-vous faire semblant d’indifférence devant votre progéniture alors que vous faites tout pour que votre drôle aille, vive et devienne avant tout un être humain.

Ni une, ni deux, on fait le 15 et notre interlocuteur nous envoie gentiment bouler après le « c’est une dame qui est sdf ». On recompose le 15 et tombe sur un autre interlocuteur qui nous prend, enfin, au sérieux après notre « Une dame, la cinquantaine a fait une malaise, elle est inconsciente, on vient de la mettre en PLS (Position latérale de Sécurité) et on est au 103 rue St-Catherine.____________ ». En effet, le « point-barre » a permis de faire venir rapidement les secours.

Malgré une commerçante nous invitant cordialement à laisser la dame en galère (au sens propre comme figuré), malgré les gars blasés du 15 ne voulant pas l’emmener à l’hôpital (car plusieurs fois emmenée, plusieurs fois« évadée » contre avis médical), Sarah, Morgane, mon fils et moi décidons de faire le pied de grue pour être sûrs que cette dame insignifiante aux yeux de beaucoup soit prise en charge.

J’ai choisi de dire « non » à la survie en disant « oui » à la vie

Dans mon billet précédent, au nom de « l’intérêt » de mon fils, je devais choisir de stopper net le boulot (et métier) et accepter une opportunité aromatisée au cyanure. Si je refusais, on passerait en force (sic).

Illustration d'une proposition indécente

Définition d’une proposition indécente extraite du – Dico Illustré d’une présumée cas soc’

Ainsi, j’aurais pu mentir à moi-même, à mes aspirations, à la CAF et au Conseil Départemental de la Gironde en suivant le conseil de l’employée de ce même département.

J’aurais pu également tuer un projet professionnel construit de longue date. Par la même occasion, j’aurais troqué le risque de l’entrepreneuriat au bénéfice de celui du statut de fraudeuse. Pour faire court, mettre mon fils et moi dans la mouise pour mieux mourir socialement au nom de … euh … comment dire … Ah ! Vous aussi, vous avez mal à tête à chercher la cohérence de la proposition de cette assistante sociale incitant à la désocialisation ? 😉

Allez ! Passons-nous des paracétamols et autres astuces pour virer les maux de crâne.

J’ai fait le choix du risque de l’entrepreneuriat avec toutes les joyeusetés que cela implique :

  • Des clients, leur confiance et des projets que je n’aurais (peut-être) jamais eus à gérer
  • Un peu de sou-sous, une estime de soi, la possibilité d’être utile
  • Des loisirs, oui, ces modestes souvenirs qui donnent cette sensation de vie (vs survie)
  • Mais aussi des coups de pression, du stress, des menaces, des nuits blanches pour aboutir à un signalement. Il est effectivement difficile pour l’assistante sociale et ses acolytes de « bosser » avec une mère n’écoutant ni leurs précieux conseils, ni les préconisations médicales basées sur une erreur faute.

Bref, un nouveau choix m’était donné, afin de jouer la carte si tentante de la paix sociale.

J’ai choisi de dire « non » à la paix sociale en disant « oui » à l’avenir de mon fils

Pour avoir la paix, la vraie, j’ai répondu à la question suivante :

Illustration Choisir, mentir ou mourir
Et vous, que répondez-vous ?

 

4 réflexions sur “J’ai choisi de dire « non » en disant « oui » …

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