Portrait chinois de l’année 2016 d’une idiote

L’année 2016 se termine. Elle a eu ses bas, ses hauts, ses surprises, ses rencontres, ses joies et ses peines : peu importe, 2016 est ce qu’elle a été et surtout ce qu’on en a fait.
Avant de la laisser tirer sa révérence, voici la rétrospective perso. de ce que j’en ai retenu.

Si elle était un animal, elle serait un colibri
parmi d’autres qui ont compris qu’ensemble, on va plus loin

NB : Supercoop Bordeaux dont je suis adhérente a organisé un financement participatif pour la suite de cette belle aventure humaine. A la clé, 27430 mercis auprès de 708 colibris.

Si elle était une plante, elle serait un roseau plié mais non rompu
Quelle que soit la force du vent

Si elle était un élément, elle serait le contre-feu des préjugés qui ont failli brûler mes ailes de la survie

Si elle était une saison, elle serait l’été tout simplement parce que j’ai passé de bons moments avec mon fils

autographe-ubb-quai-des-sports Bordeaux

Si elle était une planète, elle serait la Terre sur laquelle j’y ai mes pieds tout en ayant la tête dans les étoiles

Si elle était une pierre précieuse, elle serait la première pierre posée sur la fondation de la résilience

J’accepte avec gratitude tout ce qui m’arrive et je le considère comme une occasion de grandir et d’apprendre

Si elle était une pièce de la maison, elle serait la porte d’entrée … et de sortie

Si elle était un objet, elle serait ce tam-tam burkinabé pour enfant que j’ai acheté pour la naissance de mon fils

photo perso tam tam burkinabé

Pourquoi ce choix ? Il est devenu une allégorie de son avenir : On n’obtient jamais le silence quand on lui tape dessus.

Si elle était une couleur, elle serait celle des sentiments
Pour avoir récemment revu – La couleur des sentiments – l’adaptation cinématographique du roman – The Help – de Kathryn Stockett m’a rappelé que j’en ai toujours autant ras-le-bol d’entendre ces réelles idioties suivantes :

Illustration racisme

Si elle était un véhicule, elle serait l’empathie

top 5 des définitions de Google Trends

Capture Écran du top 5 des définitions de Google Trends

Si elle était une légende, elle serait urbaine

Si elle était un film, elle serait Jurassic Park
Car on y apprend que la vie trouve toujours son chemin, quoi qu’il arrive

Professeur malcolm dans Jurassic Park

Jeff Goldblum dans Jurassic Park – Steven Spielberg – 1993 (Universal Pictures Amblin Entertainment)

Si elle était un dessin animé, elle serait Les Simpson
où, au final, Lisa rectifie le tir après le mandat du Président Trump (<- Arff ! J’ai encore du mal à réaliser que je viens d’écrire – Président Trump ^^)

Si elle était une chanson, elle serait Ordinary Love de U2

Si elle était un plat, elle serait celui qui se partage

Si elle était un fruit, elle serait ces pommes non aromatisées aux pesticides, ni aux artifices les rendant toutes lisses et toutes « propres »

pommes locales et bio

Si elle était un vêtement, elle serait ma peau
Elle ne définit pas mon identité mais qu’est-ce qu’elle exprime ce que je n’ai encore exprimé

Capture écran Google Search

Capture écran Google Search

Si elle était une ville, elle serait Bordeaux
car, ici, on m’y a offert la possibilité réduire mes recherches dans Google concernant l’eczéma

TEDx-Bordeaux_Alice_DIOTIE

En remerciant Guillaume Lefèvre – http://www.punchmemory.com – et toute l’équipe de TEDx Bordeaux

Merci à la team TEDx Bordeaux

Si elle était un produit de maquillage, elle serait le sourire
Souvent il vaut mieux rire de beaucoup de choses que d’en pleurer

Si elle était un bruit, elle serait le silence de la forêt qui pousse malgré le bruit de l’arbre qui tombe

Si elle était une devise, elle serait « unis dans la diversité »
Car c’est aussi le titre d’un de mes prochains articles 😉

Si elle était un adverbe de temps, elle serait demain

Demain et après Un nouveau monde en marche - Cyril Dion - Éd. Domaine du Possible

Demain et après … Un nouveau monde en marche – Cyril Dion – Éd. Domaine du Possible


Et vous, quelle.s leçon.s avez-vous gagné en 2016 ?

J’ai choisi de dire « non » en disant « oui » …

“Il faut choisir, mourir ou mentir.” Louis-Ferdinand Céline

J’ai choisi de dire « non » à la non-assistance en disant « oui » à ma conscience

Ce Mercredi 14 décembre, j’avais décidé d’emmener mon loupiot voir Rogue One (le fameux épisode 3 et ½  de Star Wars). J’impose une pause à ma to-do-list de travail et j’embarque le jeune padawan à la sortie des cours. Histoire de bien creuser nos estomacs pour s’empiffrer de bêtises (bah oui ! j’avais des coupons promotionnels pour une enseigne de fast-food se revendiquant d’avoir meilleur goût que son concurrent où on peut venir comme nous sommes), on profite du soleil en traversant le Pont de Pierre bordelais à pied. On coupe par la rue St-Catherine (St-Cath’ pour les intimes).

Et là,

Quadripode Star Wars

Programme d’un mercredi-détente stoppé net. Une dame par terre, le visage collé au sol. De nombreux passants se passent d’attention envers cette dame en détresse. Juste 2 jeunes femmes, Sarah et Morgane, se tiennent au côté de ce corps inerte, insignifiant car celui d’une sans-abri couché à côté de quelques pièces rouges, une petite bouteille d’eau et un modeste sachet de cookies.

Impossible de tracer notre route et de jouer la passante indifférente. Et puis, mon fils est interpellé de voir cette dame au sol : Imaginez-vous faire semblant d’indifférence devant votre progéniture alors que vous faites tout pour que votre drôle aille, vive et devienne avant tout un être humain.

Ni une, ni deux, on fait le 15 et notre interlocuteur nous envoie gentiment bouler après le « c’est une dame qui est sdf ». On recompose le 15 et tombe sur un autre interlocuteur qui nous prend, enfin, au sérieux après notre « Une dame, la cinquantaine a fait une malaise, elle est inconsciente, on vient de la mettre en PLS (Position latérale de Sécurité) et on est au 103 rue St-Catherine.____________ ». En effet, le « point-barre » a permis de faire venir rapidement les secours.

Malgré une commerçante nous invitant cordialement à laisser la dame en galère (au sens propre comme figuré), malgré les gars blasés du 15 ne voulant pas l’emmener à l’hôpital (car plusieurs fois emmenée, plusieurs fois« évadée » contre avis médical), Sarah, Morgane, mon fils et moi décidons de faire le pied de grue pour être sûrs que cette dame insignifiante aux yeux de beaucoup soit prise en charge.

J’ai choisi de dire « non » à la survie en disant « oui » à la vie

Dans mon billet précédent, au nom de « l’intérêt » de mon fils, je devais choisir de stopper net le boulot (et métier) et accepter une opportunité aromatisée au cyanure. Si je refusais, on passerait en force (sic).

Illustration d'une proposition indécente

Définition d’une proposition indécente extraite du – Dico Illustré d’une présumée cas soc’

Ainsi, j’aurais pu mentir à moi-même, à mes aspirations, à la CAF et au Conseil Départemental de la Gironde en suivant le conseil de l’employée de ce même département.

J’aurais pu également tuer un projet professionnel construit de longue date. Par la même occasion, j’aurais troqué le risque de l’entrepreneuriat au bénéfice de celui du statut de fraudeuse. Pour faire court, mettre mon fils et moi dans la mouise pour mieux mourir socialement au nom de … euh … comment dire … Ah ! Vous aussi, vous avez mal à tête à chercher la cohérence de la proposition de cette assistante sociale incitant à la désocialisation ? 😉

Allez ! Passons-nous des paracétamols et autres astuces pour virer les maux de crâne.

J’ai fait le choix du risque de l’entrepreneuriat avec toutes les joyeusetés que cela implique :

  • Des clients, leur confiance et des projets que je n’aurais (peut-être) jamais eus à gérer
  • Un peu de sou-sous, une estime de soi, la possibilité d’être utile
  • Des loisirs, oui, ces modestes souvenirs qui donnent cette sensation de vie (vs survie)
  • Mais aussi des coups de pression, du stress, des menaces, des nuits blanches pour aboutir à un signalement. Il est effectivement difficile pour l’assistante sociale et ses acolytes de « bosser » avec une mère n’écoutant ni leurs précieux conseils, ni les préconisations médicales basées sur une erreur faute.

Bref, un nouveau choix m’était donné, afin de jouer la carte si tentante de la paix sociale.

J’ai choisi de dire « non » à la paix sociale en disant « oui » à l’avenir de mon fils

Pour avoir la paix, la vraie, j’ai répondu à la question suivante :

Illustration Choisir, mentir ou mourir
Et vous, que répondez-vous ?