École publique REP : école républicaine ?

« Après les attentats de Janvier 2015, tout le monde s’est tourné vers l’École. […]. Comment faire en sorte d’éduquer nos enfants, pour que certains ne finissent pas par tomber dans la radicalisation et le terrorisme ? « 

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Mme la Ministre de l’Éducation Nationale – Supplément du 24 janvier 2016 sur Canal +

Bonne question de Madame la Ministre, Najat Vallaud-Belkacem. En effet, lorsqu’on connaît le parcours de cette dame, on se dit que l’école républicaine peut emmener nos gosses vers la citoyenneté et un avenir solide. Mais qu’on sait ce qui suit, dans une école REP que fréquente mon fils, on peut se poser la même question que notre ministre.


Zéro (de conduite) : jadis, on donnait ce titre honorifique pour des mauvais comportements, notamment dans l’enceinte d’une école. C’est pourquoi, je vous propose une petite devinette après la lecture de ce courrier adressé, un jour de janvier 2015, à des professionnels de l’éducation.

NON MERCI POUR CES MOMENTS INCOHÉRENTS

« Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou. » Albert Camus – Extrait des Carnets.

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. » Albert Camus – Extraits de Le mythe de Sisyphe.

Chers acteurs de l’Éducation Nationale de l’école A. Camus de Floirac,

Le 22 janvier 2015, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, nous présentait un ensemble de mesures, afin que l’École se (re)mobilise autour des valeurs républicaines. En effet, l’institution qu’est l’École est, sans aucun doute, un révélateur de notre société. Suite aux événements tragiques du 7, 8 et 9 janvier 2015, une minute de silence a été organisée dans toutes les écoles de France, au lendemain des assassinats de Frédéric, technicien d’entretien, de journalistes, dessinateurs (dont Cabu de mon enfance) et collaborateurs du journal Charlie Hebdo et d’Ahmed, policier. Et comme je le disais précédemment, l’École française est bel et bien un révélateur de la société française.

Autant cette minute de silence s’est déroulée avec dignité dans la majorité de 64000 établissements scolaires, il ne faut pas nier les quelques 200 incidents (chiffres officiels) prouvant un gros malaise. Je parle de chiffres officiels car, dans votre établissement, des incidents sont survenus pendant ce moment de recueillement et de rassemblement dans ce lieu qu’est l’École de la République. Seulement, aux dires d’une élue de la commune, tout s’est bien déroulé comme dans le meilleur des mondes, dans le secteur de Floirac Dravemont.

Alors que mon fils et 5 autres de ses concitoyens se recueillaient avec des sentiments mêlés de consternation, d’incompréhension et de peur face au fléau du terrorisme, certains de leurs voisins et, accessoirement, concitoyens se donnaient à cœur joie avec du brouhaha, des « Ouais, c’est bien ce qu’ils font. », « Quand je serai grand, j’aimerais être comme eux. » et d’un prometteur « J’espère qu’ils attaqueront d’autres dessinateurs.». Ce florilège de joyeusetés dont les effets provoquent tout sauf le rire fut interrompu brièvement par une institutrice d’un « Vous pouvez arrêter » avant de s’entendre rétorquer d’un « Oh, c’est bon ! ». Et c’est ainsi ce manque de respect fut relayé à la directrice de l’établissement qui résolut ce problème par « 10 minutes au coin ».

Chers promoteurs de l’École républicaine certes située dans une ZEP nouvellement qualifiée de REP mais une institution de la nation avec un « I » majuscule, « Bravo » pour cette réponse ferme, pédagogique et éducative qui n’a pas franchement convaincu mon fils et les 5  autres témoins de cette scène d’apologie au terrorisme (appelons un chat, un chat). « Bravo » car l’inefficacité de la réponse de l’autorité éducative a amené des questionnements légitimes d’enfants exprimés par des « Qu’est-ce qu’il vous prend de dire ça ? » et des « Non, mais ils sont malades ! » en direction de groupe d’élèves qui n’avaient que des « Ta gueule » en guise d’explication. Faute d’avoir une réponse rassurante face à ces incidents, une des élèves témoins a alors adressé ses interrogations à une personne peut-être plus à même de la rassurer : à savoir une institutrice ; et … rien, le néant, aucune réponse à son « Mais pourquoi ils ont dit ça ? ». Ainsi les élèves interloqués par les intrigantes déclarations d’autres en sont restés là car résignés par de l’inertie des représentants de l’autorité ; en même temps, pourquoi réagiraient-il et agiraient-il sur cette minorité de concitoyens contestataires ? Ces mêmes concitoyens qui frappent, insultent et menacent autrui en quasi-totale impunité car, en réponse, « on » résout également ces problèmes par des …« 10 minutes au coin » ;

C’est pourquoi chers « co-éducateurs » de futurs adultes citoyens français, non merci pour ces moments incohérents régis peut-être par la règle du « Pas de vague ». Merci d’avance de vous (re)mobiliser autour des valeurs républicaines qui feront que la génération de mon fils puisse vivre en réelle liberté, égalité et surtout en sincère fraternité.

D’autant que je suis amplement convaincue de votre aptitude à agir concrètement : souvenez-vous par exemple comment l’équipe éducative de votre établissement s’est mobilisée à coup de sommations, nombreux appels téléphoniques, lettres et réunions le tout ponctué d’un signalement auprès du procureur de la République, afin d’envoyer (sans succès) un de vos élèves vers un IME, ITEP ou autre établissement spécialisé car vous étiez persuadés (à tort) qu’il était atteint d’une forme d’autisme et de déficience intellectuelle. Souvenez-vous comment votre ancienne psychologue scolaire s’est mobilisée en réunissant tous les enfants de l’école pour leur dire (citant les propos d’une élève) « Cet élève est fait pour un établissement spécial pour attardé mental ». Souvenez-vous comment vous étiez aptes à vous mobiliser pour un autre élève qui subissait les coups, menaces et insultes commis par les mêmes contestataires cités précédemment … en faisant injection à sa mère de retirer son enfant de la cantine (Ainsi en excluant la victime, vous auriez résolu le problème causé par d’autres).

Oui, je suis sûre, vous pouvez vous mobiliser, vous remobiliser et vous (sur)mobiliser.

Alors mobilisez-vous, chers enseignants de l’école A. Camus après avoir attentivement lu et compris l’ensemble des mesures qui, malheureusement, auront dû attendre de prendre de l’importance après les agissements de 3 pauvres débiles meurtriers (Je reste polie car mes parents et mes anciens enseignants ont fait le job pour que je puisse me contenir au possible dans mes propos).

Enfin, le dimanche 4 janvier dernier, j’écoutais l’interview d’Esther Duflo, une économiste française. Elle intervenait naturellement sur le sujet de l’économie et expliquait qu’elle combattait les 3 « I » dans le cadre de la lutte contre la pauvreté : Idéologie, Inertie et Ignorance. Puis 3 jours plutard, je me suis rendue compte que ces 3 « I » étaient également à combattre dans le cadre de l’Éducation et de la Citoyenneté, afin de prévenir le fléau de la barbarie et celui de la connerie (désolé, mais là encore appelons un chat un chat).

Alors que nous (enseignants, parents, enfants, nos élus représentants, etc.) sommes tous actuellement dans la remise en question salvatrice de nos valeurs et notre identité humaine, sachez que faire une erreur n’est pas une connerie. La vraie connerie est de nier l’erreur et ses leçons constructives qui vont avec.

En vous remerciant d’avance, chers « co-éducateurs » de l’école A. Camus,

Une maman floiracaise qui vous fait entièrement confiance, à partir du moment où le bon sens sera du mise.

Chose promise, chose due, la devinette :

NB : inutile d’aller sur Google pour lui poser la question, il vous dira « Bon courage ».

Tu sais que tu habites à Floirac quand …

Harcèlement et violences scolaires :

Harcelement-scolaire

Quand ton fils subit et est témoin de violences, sous le silence étrange de l’équipe éducative.
En juin 2014, un des camarades a tenté de se suicider, dans l’enceinte de l’école A. Camus. Il a saisi un couteau qu’il venait de prendre dans le réfectoire afin de se l’enfoncer dans le cœur. Pourquoi ? Il n’en pouvait plus des coups et des insultes quasi-quotidiens. Il était surtout désabusé par l’apathie, voire la complaisance des adultes encadrants de son établissement scolaire.

Violences urbaines :

Quand tu marches le 1er janvier dans de la mousse dispersée sur le parking de ta résidence. Cette mousse ? Il s’agit de l’eau savonneuse qu’ont utilisée les pompiers pour éteindre un véhicule incendié, sous l’œil « bienveillant » d’une caméra de vidéosurveillance fraîchement installée par la mairie. On peut dire que le passage à 2016 a été bien fêté : pneus d’autres véhicules crevés, tous les abribus du terminus du tram A complètement éclatés, etc. 11 jours plutard, tu prends ta voiture pour partir au boulot, un peu fatiguée malgré tes 2 mugs de café. C’est finalement le joint longeant la vitre côté passager qui te réveille définitivement pour la journée. On a tenté de le lever pour entrer (par effraction) dans ton véhicule pour le visiter ou pour le voler. Alors si toi aussi, tu as du mal à émerger de ton sommeil à 7 heures avant de prendre le volant, ce type de réveil est tout indiqué.

Préjugés :

Quand tu collectionnes les quolibets douteux du type « Ah bon, vous lisez ?! » ou des charmantes remarques comme « Attention à la cagnotte pour acheter la nouvelle cafetière ! Hein Alice, vu que tu vis sur Floirac Dravemont » de la part de collègues qui « plaisantent » sur le fait que tu es devenue une voleuse potentielle, par ton lieu de résidence.
Sinon c’est quand ton fils rentre de l’école et te dit que l’institutrice a fustigé toute la classe en disant que :
« Vous êtes tous des enfants à l’abandon dehors, vous passez votre temps à jouer aux jeux vidéo, à garder vos nombreux frères et sœurs et vous ne faites jamais vos devoirs ».
Euh ! Chère Mme Triballeau, vous avez trop abusé de la télé.

Environnement exceptionnel :

Quand tu enchaînes les avantages d’un cadre de vie agréable et chaleureux.

Ambiance-chaleureuse-de-Floirac-33270

Santé :

Quand la Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI) de Floirac a les moyens de faire dépenser pas moins de 120 000 euros, via l’assurance maladie, pour un autisme imaginaire de ton fils. Et que cette structure porte bien son nom : elle a su se montrer solidaire avec l’établissement socio-médical qui a bénéficié du pactole. « Si cet établissement a produit des fausses déclarations sur certificats médicaux, c’est de votre faute». C’est par ces propos que ta MDSI tentera de protéger ces collègues faussaires tout en t’envoyer au tribunal, via un signalement, afin de t’occuper et te faire déguster pour avoir eu l’indélicatesse de briser la loi du silence.

Conseil-Departemental-Gironde-MDSI-Floirac

Dessin extrait du Dico Illustré d’une Présumée Cas Soc’

Verre à moitié plein :

Quand tu galères pour trouver des points positifs à vivre dans cette commune à Z (ZSP, ZUS, ZUP, …), à part vivre avec ce principe « Ce qui ne tue pas rend plus fort » et d’en sortir un livre.

En résumé,

FLOIRAC-MA-VILLE ... ou pas

Bienvenue à 2016

Bonne année 2016

Et voilà, nous y sommes : bienvenue à 2016. Comme chaque début d’année, arrivent les fameuses bonnes résolutions. Souvent, c’est l’heure des nouveautés, des changements dont on aspire, des projets que l’on souhaite réaliser ou d’anciennes résolutions que l’on a pas tenues les années précédentes.

Bref, pendant 1 à 2 semaines, nous aurons droit à des « J’arrête de … » ou des « Je commence à … » en passant par des « Je décide de … ». Qu’à cela ne tienne, je vous souhaite d’aller là où vous l’avez décidé.

« La logique vous mènera de A à B. L’imagination vous mènera partout. » Albert Einstein

Belle année 2016 à vous.